Bonjour Thierry, un médium en effet , surtout lorsque sa faculté est développée et pratiquée est un être d'une sensibilité exacerbée qui le rend vulnérable et perméable à son environnement , qu'il soit incarné ou désincarné.La planète terre connait malgré son infériorité, l'ambivalence du bien et du mal, ce qui revient à dire qu'à l'opposé des pensées négatives émises, quelles que soient leur provenance, existent des pensées positives et amoureuses. Le médium, par définition est l'intermédiaire de ces pensées et par nature, il les reçoit parfois malgré lui. Est-ce supportable? Je pense que oui puisque nous le supportons, je crois que le médium apprend très vite à vivre avec ses angoisses car il sait qu'elles ne lui sont pas toujours propres, il apprend à les gérer, à faire avec en quelque sorte. Sur d'autres shères plus évoluées, les vibrations sont moins denses et par conséquent le contact plus facile, les esprits, au regard de cette matière plus ténue, sont visibles pour tous en leur évanescence, les pensées y sont à n'en pas douter plus élevées, cependant je pense que les médiums y rencontrent des difficultés, la première d'entre elles étant la gravité de l'acte accompli en médiumnité. Voyez-vous, Thierry, c'est en effet ce qui me semble le plus important, le plus grave voire le plus solennel,et c'est là où réside la principale angoisse, incomparable à celle qui rythme notre quotidien, celle du contact établi avec l'au-delà, quelle qu'en soit la forme.<BR>Ainsi, pour répondre malgré tout à votre question mal formulée, la médiumnité ne se réduit pas à la réception de pensées négatives d'esprits incarnés ou désincarnés et si elle est souvent une difficulté, elle est en parallèle un devoir dont le style varie selon les interprètes. Le terme"égrégore" ne fait pas partie du vocabulaire spirite, son origine appartient plus à la pensée ésotérique et occulte, cependant cela ne change rien à sa définition .<BR>Le spiritisme touche à tous les domaines de la connaissance et le dénominateur commun à tous propos demeure l'esprit, l'esprit, qu'il soit incarné ou non est un être qui pense et cette pensée, bonne ou mauvaise peut devenir force(bonne ou mauvaise), selon la direction qu'on lui donne, c'est pourquoi en matière de spiritisme, les esprits insistent et enseignent sur cette force de la pensée, c'est pourquoi ils invitent les spirites à la travailler, à l'engager; telepathie, psychokinèse en sont une application, chaînes et mantras en sont une autre, je pense, Thierry que la classification se fait d'elle même selon les définitions et les méthodes correspondant à chaque acte engagé. La pratique spirite est "une", les applications de chacune et de chacun sont "pluriel"selon le potentiel ou la mission.<BR>Je suppose, lorsque vous parlez de mondes habités que vous faites allusion à des planètes supérieures à la terre, car il existe à l'infini des planètes d'équivalence morale à notre sphère, il existe à l'infini des planètes inférieures et des planètes supérieures. Concernant ces dernières, elles peuvent se situer à une echelle"un peu mieux" à "parfait", ce qui rend la réponse difficile.<BR>Les critères pour passer par exemple de la planète terre à une planète supérieure à cette même terre, correspondent à l'évolution morale et intellectuelle de l'esprit qui décide de poursuivre ailleurs, il fera ce choix après avoir établi un bilan de son parcours, au travers de ses vies différentes, ce choix peut alors être confirmé ou infirmé par son guide et d'autres esprits dans l'au-delà. Les esprits dans l'au-delà ne sont pas en un espace compartimenté, bien qu'en effet il puisse exister différentes formes d'au-delà, mais si nous envisageons l'esprit libre et relativement évolué, alors oui, il peut progresser en un delà de la terre et se réincarner sur un autre monde, cependant avant ce retour, il aura environné ce nouveau monde afin de mieux le connaître et l'appréhender. Le progrès est avant tout d'ordre individuel même si, je vous l'accorde, il semble plus aisé de progresser sur un monde dépourvu d'argent et de guerres,pour ne citer que ces 2 fléaux, les fonctions sur d'autres mondes sont à mettre en parallèle avec l'évolution de chacun, ce qui engendre quant à la collectivité des modèles de société fort différents des nôtres, mais je le redis, il est des variations comme des variétés de mondes, et je ne peux vous décrire chacun d'entre eux, ce qui sera sans doute l'objet d'un de mes témognages écrits. Parlons pour ces mondes de langages au pluriel, nous en possédons déjà sur terre de différents; le son correspondant aux vibrations, ces langages seront exitants sur certaines sphères pour disparaître en des mondes où le langage universel est celui de la pensée.<BR>Vous êtes-vous rendu à la conférence à Nancy, si tel est le cas, qu'en avez-vous pensé?<BR>Coedialement<BR><BR> Karine