Suite question 1035
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Bonjour Karine,<BR><BR>Je n’ai pu me rendre à la conférence à Nancy, par contre j’ai pu participer à celle donnée à Paris par Jacques Peccatte sur le thème du bicentenaire de la naissance d’Allan Kardec, au mois de septembre.<BR><BR>J’aimerais un éclaircissement sur les passages ci-dessous :<BR>« un médium en effet , surtout lorsque sa faculté est développée et pratiquée est un être d'une sensibilité exacerbée qui le rend vulnérable et perméable à son environnement , qu'il soit incarné ou désincarné ». <BR>Je traduis : être médium est-ce un choix qui perdure après avoir quitté l’enveloppe corporelle ?<BR><BR>«cependant je pense que les médiums y rencontrent des difficultés, la première d'entre elles étant la gravité de l'acte accompli en médiumnité. Voyez-vous, Thierry, c'est en effet ce qui me semble le plus important, le plus grave voire le plus solennel,et c'est là où réside la principale angoisse, incomparable à celle qui rythme notre quotidien, celle du contact établi avec l'au-delà, quelle qu'en soit la forme.<BR>Ainsi, pour répondre malgré tout à votre question mal formulée, la médiumnité ne se réduit pas à la réception de pensées négatives d'esprits incarnés ou désincarnés et si elle est souvent une difficulté, elle est en parallèle un devoir dont le style varie selon les interprètes »<BR>Qu’est-ce que pour vous la compassion ? (cette question peut paraître surprenante, elle est la traduction de mon ressenti en vous lisant)<BR><BR>Quelles richesses une expérience de médiumnité peut-elle apporter à l’esprit du médium, mise à part l’enseignement des messages ? <BR>Le périsprit ou l’esprit du médium sont-ils « marqués » par le passage des esprits ? Qu’en est-il de la chair ? Comment le fluide vital se régénère après une séance ? La médiumnité opérationnelle est-elle compatible avec une vie active au cœur du libéralisme, ou inversement ?<BR>Lors d’une séance d’écriture automatique ou de oui-ja, le médium a-t-il la possibilité de poser des questions à l’esprit qui se manifeste ?<BR><BR>Concernant les langages et la pensée, vous avez apporté la réponse à l’une des questions précédentes que je ne pu formuler clairement (qui a fait l’objet du malentendu passé). Le temps fait son œuvre. <BR><BR>Bien cordialement,<BR>Thierry
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Bonjour Thierry, lors de vos précédentes interrogations sur la médiumnité, vous souleviez le problème de la perception des pensées négatives d'autrui, qu'il soit incarné ou non et de leurs perturbations au niveau des sujets appelés médiums.<BR>Ma réponse signifie qu'un médium est perméable de son vivant à ces pensées incarnées ou désincarnées, désincarnées car là se situe le rôle essentiel du médium: recevoir les pensées de l'au-delà; incarnées car par voie de conséquence, par sensibilité et travail de cette disponibilité à capter l'au-delà, le dit médium devient une sorte"d'éponge" aux pensées incarnées.<BR>le second paragraphe répond à une autre de vos attentes à savoir:"Est-ce supportable?" et en ce passage, je me permets de témoigner d'une manière plus personnelle, exprimant ce que représente pour moi ce choix médiumnique, un choix qui doit engendrer la réelle conscience de ce possible communicatif et de ses conséquences, c'est peut-être toute la différence entre les médiums engagés pour la cause de la survivance de l'âme, cause philosophique et scientifique à la fois et celles et ceux qui arborent le "titre" et le "pouvoir à coups de publicité.<BR>Selon le sens, le mot "compassion" m'inspire des avis différents; en règle génèrale, ce n'est pas un terme qui me plaît car il exprime ou la pitié et l'apitoiement au regard des maux d'autrui, ou je cite"coeur accéssible à la compassion" signifie humanité, sensibilité. Ce qui m'interpelle plus en votre question est que ce terme traduit votre ressenti au travers de mes propos. Et si je l'entends comme tel, je ne vois pas en quoi je pourrais susciter cette compassion; toujours dans l'hypothèse que ce soit au regard de ce que j'engage, je réponds que ma vie correspond à ce que j'avais choisi, source de joies et de tristesses, de sérénité et de difficulté mais surtout source d'équilibre pour simplement répondre à mes aspirations, c'est ce que je souhaite à tout un chacun, réaliser les objectifs décidés avant le retour. En cela, je réponds à votre question suivante, le spiritisme a besoin, pour se faire entendre et comprendre de médiums et même en répondant à cette indispensable fonction, je garde avant tout ma qualité de spirite, ce qui engendre rencontres et travaux.<BR>En effet, Thierry, un "corps médiumnique" va recevoir les "marques "des multiples passages des esprits, et il va subsister ce que l'on appelle des effluves pouvant être plus ou moins bonnes selon les auteurs, selon les esprits, selon leur évolution. Ces esprits ayant la nécéssité d'un apport de fluide vital à toute manifestation, le médium à l'issue de la séance va recevoir un apport énergétique de nature magnétique afin de parer non seulement à cette déperdition fluidique mais également afin de dégager les effluves subsistantes.<BR>Le médium est avant tout un être humain vivant à l'intérieur de la société des hommes, la compatibilité à laquelle vous faites allusion est plus une question d'état d'esprit que d'état médiumnique. Le spiritisme ne cesse de rappeler aux hommes leurs responsabilités, il n'est pas une invitation à vivre "au-delà" de cette humanité comme de cette réalité, le médium fait partie de cette humanité et même si sa tâche, sa fonction lui prend un temps certain, ses pensées, ses actions, ses centres d'interêt lui sont propres.Cependant, il est vrai qu'un médium opérationnel, ayant fait le choix de servir la cause de la survivance, répondra davantage à ce besoin qu'ont les esprits de sa participation et ce choix, cette disponibilité peut restreindre d'autres aspirations. un médium réellement et totalement au service des esprits et de la cause spirite ne peut assumer un quotidien au même titre que tout un chacun, mais sincérement et pour ma part, je suis loin d'envier le quotidien de tout un chacun. Je le redis car cela me semble d'importance, la vie a un sens, ce sens, c'est nous-mêmes qui le lui avons donné et l'essentiel est que chacun trouve le sens de sa vie; les "missions", les fonctions peuvent être multiples et différentes et il est parallèlement nombre d'hommes et de femmes que j'admire pour leur choix de vie. je résumerai en disant qu'une vie n' a de sens que si elle est engagée pour les autres et avec les autres.<BR>En séance d'écriture ou de oui-ja, ce n'est pas le médium, intermédiaire etoutil pour la circonstance, qui a l'opportunité de poser des questions à l'esprit, mais les spirites assistant à cette séance peuvent le faire si l'esprit les y invite; c'est toutefois plus facile et plus coutumier par oui-ja que par écriture.<BR>cordialement<BR> Karine