La souffrance est en effet inhérente à notre stade d'évolution générale sur Terre, mais ne l'est plus sur des mondes plus évolués. Il y a en fait deux sources aux souffrances : les causes individuelles et les causes collectives. <BR>Individuellement, ce sont des causes psychiques ou spirituelles : une angoisse au moment de la réincarnation peut provoquer un désordre qui se traduira par une fragilité pathologique, voire un handicap ; un problème psychologique de mal-être ou de désordre affectif pourra également engendrer une maladie ; une dépression pourra entraîner au suicide, etc.<BR>Collectivement, la souffrance peut être physique dans le cas d'une atteinte provoquée par d'autres ou faisant intervenir d'autres personnes (guerre, attentant, accident, etc.). La souffrance peut également être psychologique ou affective, dans la mesure où il y a une interdépendance entre les individus. <BR>Ce sont là des états de fait, qui montrent notre fragilité psychique et physique, dans un monde encore difficile où cette fragilité est largement partagée, autant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Dans un monde où le sens de l'amour n'est pas encore au rendez-vous, on comprend aisément les mécanismes qui sont facteurs de souffrances diverses, ayant pour causes essentielles l'orgueil et l'égoïsme. <BR>Faut-il voir là une expiation ou plus simplement les conséquences inévitables de cet orgueil et de cet égoïsme ? Nous optons pour la deuxième solution en concluant que le mal (ou l'absence de bien) engendre systématiquement la souffrance : un dictateur fait souffrir un peuple tout entier, une famine également (et ce n'est pourtant pas une fatalité avec les possibilités existantes dans le monde d'aujourd'hui), etc. Nous pouvons donc facilement déterminer toutes les causes de souffrances collectives qui sont liées à des responsabilités humaines. C'est bien pourquoi, et vous le soulignez à juste titre, il faut se battre contre tous les facteurs de souffrance et pour ce faire, s'attaquer aux racines du mal.<BR>Vous dites que "ce concept d'expiation avait au moins le mérite de donner un peu de sens à la souffrance qui est partout présente dans notre monde". C'était, il est vrai, la conception du spiritisme des origines, permettant de donner une justification spirituelle à la marche du monde, ce qui était peut-être une première approche mieux compréhensible pour l'époque où il y avait une forte imprégnation culturelle religieuse. Mais notre civilisation a un peu avancé depuis lors, l'imprégnation religieuse n'est plus la même, et l'on peut réfléchir différemment. Nous sommes à l'heure où l'on mesure les responsabilités, où l'on sait déterminer les causes et les facteurs de souffrance, sur le plan collectif et même mondial. Il n'y a donc plus à rechercher des justifications à de nombreuses souffrances qui sont en soi injustifiables. <BR>Expier des fautes passées ? Oui d'une certaine façon, dans la mesure où la relation naturelle de cause à effet nous met face à nos erreurs qui ont forcément des conséquences. Mais ce n'est pas comme une sorte de péché originel dont nous serions indéfiniment tributaires. Le seul handicap que nous avons, c'est que Dieu nous a créés simples et ignorants, et que dans notre évolution réincarnationniste, l'ignorance et l'inconscience, entraînent fatalement à des errements individuels et collectifs qui ont fait l'objet de conflits, de jalousies, de haines, jusqu'au jour où les esprits deviennent plus conscients et aimants. Ce parcours ne peut donc qu'engendrer tout naturellement la souffrance sans qu'il soit nécessaire de la justifier par le concept d'expiation, qui nous rappellerait en quelque sorte le concept de péché originel vu d'une autre façon. L'évolution terrienne est à un stade charnière, avec sa part d'ignorance et d'inconscience, mais aussi avec sa part de conscience et d'amour. C'est donc le combat qui prime pour qu'un jour (encore indéterminé), les souffrances soient vaincues par toutes les bonnes volontés conscientes et aimantes. Et ce jour là, on aura oublié toutes les mauvaises explications expiatoires. <BR>Ce qu'en disent les esprits ? C'est ce que je viens de résumer sommairement, dans mon langage, avec mes mots, mais peu importe, c'est cette idée que les esprits ont toujours mise en avant dans leur messages à l'intérieur de notre cercle. <BR><BR>