S'il fallait que les esprits se mettent au goût du jour de nos évolutions artistiques terrestres, cela signifierait que l'au-delà serait dépourvu de création. En fait, il faudrait plutôt poser la question dans l'autre sens, car la musique (ou l'art en général) dans l'autre monde, atteint des sommets que nous ne pourrions reproduire dans notre environnement matériel. Certains artistes humains sont même inspirés par l'au-delà sans s'en rendre compte. Les esprits ne sont donc pas ignorants de nos réalités artistiques, mais les leurs sont tellement plus belles, qu'ils n'ont rien à nous envier. Les esprits artistes restent cependant attentifs à nous évolutions artistiques terrestres, ils en sont parfois les inspirateurs, et ils considèrent avec bienveillance toute évolution d'un art, dont ils apprécient ou pas, les nouveautés.<BR>La grande difficulté, pour eux et pour nous, c'est que l'art magnifié par l'au-delà ou par un génie humain, s'il est reproduit avec nos moyens matériels, s'en trouve diminué dans sa qualité, à cause des limites imposées par un environnement de matière. Le grand Beethoven lui-même se plaignait de ne pouvoir parfaitement reproduire la musique qui se créait dans sa tête, fulminant contre les limitations de certains instruments qui ne parvenaient pas à reproduire ce qu'il souhaitait. Et de même pour Berlioz s'adressant à ses violonistes : "vous, et vos misérables cordes..."<BR>