Vous dites que maintenant cela va mieux et que vous avez retrouvé un peu de paix. C'est ce qui me semble le plus important dans votre courrier, car il n'est pas pensable de vivre une médiumnité, quoique encore mal définie, qui vous perturbe la vie à ce point. Vous avez bien fait d'arrêter, et vous pourrez toujours aider votre prochain de diverses manières sans vous sentir obligé d'en passer par une médiumnité.<BR>Nous disons toujours que la médiumnité doit se développer dans une structure spirite adéquate, et c'est le chemin que vous avez suivi, mais visiblement dans ce groupe, l'on a pas su vous orienter et vous protéger. Si vous étiez réellement perturbé par un esprit, le groupe pouvait faire le nécessaire pour le délivrer, par exemple au travers d'un médium plus expérimenté ou par des chaînes fluidiques. Ensuite vu votre âge, il eût été préférable de laisser de côté votre sensibilité. On peut subir de temps à autre des manifestations spontanées, et y compris dans un milieu spirite, sans que pour autant le fait d'assister à une séance déclenche toutes sortes de malaises. Il faut peut-être là aussi considérer votre désir de médiumnité, qui a pu inconsciemment accentuer des manifestations ou provoquer de façon auto-suggestive des perturbations psychiques. Il n'est pas facile de discerner ce qui est provoqué par un esprit de ce que vous pouvez provoquer vous-même, du fait que vous êtes sensible et donc impressionnable, surtout quand vous aviez l'âge de 15 ans. Il faut toujours bien considérer ces deux aspects chez un médium débutant, qui n'est jamais à l'abri de sensations provoquées inconsciemment. Cette influence subconsciente ne disparaît que dans un développement médiumnique progressif juste et bien mené, lorsque le médium a été orienté vers la médiumnité qui est réellement la sienne. Mais puisque vous n'avez pas trouvé la juste orientation d'un éventuel développement, le mieux sera de vous résoudre à ne pas aller plus loin en ce domaine. <BR>