Bonsoir Jack,
Effectivement vu sous cet aspect vous pouvez vous poser des questions, mais si vous prenez en compte la pluralité des mondes habités qui est un des principes fondamentaux de la philosophie spirite, alors l’angle de vue devient plus large et l’on peut aisément comprendre cet écart de chiffre.
Dieu crée sans cesse des esprits et des mondes nouveaux. L’univers est lui-même considéré comme infini. Cela est déjà un terme difficile à appréhender pour des être humains habitués à concevoir la matière avec un début et une fin.
Si la création divine n’a ni commencement ni fin, on ne peut plus porter son regard uniquement sur les 7,5 milliard d’êtres humains actuellement incarnés sur Terre. L’on doit prendre en compte tous ces esprits, incarnés ou non, provenant aussi d’autres planètes et qui ont pu participer à l’histoire de cette Terre.
Les esprits se réincarnent de vie en vie pour progresser et passent également d’une planète à une autre plus évoluée pour finalement atteindre une forme de pureté, c’est-à-dire une compréhension totale de Dieu. Ce qui veut dire que dans leur parcours évolutif ils s’incarneront sur plusieurs planètes de niveaux différents.
Ensuite la notion de guide en spiritisme n’a absolument rien à voir avec d’autres mouvements qui auront tendance à angéliser le guide spirituel.
Il faut avant tout prendre en compte l’aspect sentimental qui pousse un esprit à choisir cette fonction de guide.
Tel un parent avec ses enfants, le guide n’est pas parfait. Il choisit simplement d’accompagner une personne qu’il aime. Il va soutenir, réconforter, apporter de la force, donner des conseils qui seront acceptés ou non parce que de l’au-delà, l’esprit guide a lui aussi une vue plus large de la situation et des évènements, il sait également ce que son protégé a choisi avant de se réincarner. Il va donc naturellement le soutenir pour atteindre l’objectif visé avant l’incarnation.
Le protégé est libre de suivre les conseils donnés par son guide. Il peut très bien décider de n’en faire qu’à sa tête, ce en quoi la notion de libre arbitre est tout à fait respectée.
Si les démons n’existent pas en tant que tels, le mal quand à lui existe sous toutes ses formes. Les mauvais esprits, les esprits inférieurs, existent bel et bien que ce soit à l’état incarné ou désincarné.
Vous avez donc dans le monde les bonnes influences et les mauvaises. Comme dirait un parent à son enfant, ou un ami à son acolyte, il y a les bonnes fréquentations et les mauvaises fréquentations. Elles auront chacune leurs impacts et leurs conséquences. Mais encore une fois ce sera au protégé de faire son choix et d’exercer sa liberté.
En revanche, en ce qui concerne la notion de responsabilité dont vous parlez, elle sera à mettre en rapport avec le degré de conscience. Plus un esprit est évolué et conscient, plus il est responsable de ses actes et de ses choix puisqu’il est en mesure de faire la distinction entre le mal et le bien.
Cela peut paraitre simpliste dit de cette façon mais en réalité tout le parcours évolutif de l’être humain réside en cet apprentissage. Apprendre à faire la distinction entre ce qui est mal et ce qui est bien, apprendre à faire le bien, apprendre à aimer. Alors dans cet apprentissage nous avons besoin d’exemples, de professeurs en quelques sorte de par leur compréhension ou leur humanisme, mais que ce soit le guide, un parent, un ami, personne ne pourra se substituer à notre propre volonté.
Cordialement,