Bonjour,
Tout d'abord nous éliminerons la notion de "phénomènes biochimiques", étant donné que le cerveau est un agent et non pas une cause, concernant tout ce qui relève du psychologique, du psychoaffectif et des traits de caractère qui font une personnalité. Les causes de la bipolarité ne proviennent donc pas du cerveau mais de l'esprit, qui pour des raisons mal déterminées, vit une grande instabilité dans ses relations aux autres, sans doute parce qu'il a un problème d'identité dans sa relation à lui-même. Pris entre la dépréciation de soi et la haute estime de soi, il n'y a pas de milieu, au point que tout est surdimensionné dans une perception faussée du moi, si bien que pour l'entourage, on ne sait où se situe la véritable personnalité du bipolaire. Il y a très certainement au départ un problème d'orgueil, du fait de la très haute estime de soi à certains moments, et qui révèle un besoin de reconnaissance démesuré. Besoin qui sera toujours inassouvi, et pouvant faire tomber dans la dépression la plus profonde.
Il ne s'agit pas d'un "don/punition" mais de la seule réalité de votre esprit qui s'est construit au fil des vies successives, et qui, comme tout un chacun, cherche son sens au travers d'une personnalité façonnée par les expériences de vies passées et de la vie présente.
Lorsque vous dites "pour un don qui ne lui appartient pas", vous suggérez peut-être une source d'inspiration extérieure qui serait de l'ordre de la médiumnité. Je ne crois pas que la question se situe là. Vous pouvez très bien avoir quelque talent de poète qui s'expriment au mieux dans les moments d'exaltation, mais le simple fait de vous dire cela risquera de flatter votre orgueil, et cela ne va donc rien résoudre...
La solution, si toutefois il y en a une, résiderait dans l'introspection (à moins de trouver un bon psy), car le bipolaire est suffisamment conscient de ses états d'âme. Et en réfléchissant au-delà de vous-même, non plus dans un regard porté sur soi mais sur l'autre, vous pourriez trouver une issue dans une véritable relation humaine consistant à vous oublier un peu au profit d'autres, qui eux aussi ont leurs propres souffrances. Je me demande si parfois le bipolaire n'est pas trop nombriliste, ne percevant ce qui l'entoure que par rapport à son propre état d'esprit du moment, au travers de son propre prisme, et finalement en ignorant les réalités d'un monde qu'il n'arrive pas à appréhender en toute simplicité et humilité.