Il me semble Stéphane que sans connaître tous les aspects de ta personnalité, nous te connaissons tout de même suffisamment puisque tu as adhéré quelques temps à notre cercle, que tu as ensuite à maintes reprises communiqué avec nous par courrier et par d'abondantes questions sur ce forum. Il me semble également que tu as déjà fait référence à ces expériences lors de ta période militaire, en revanche il me semble apprendre à ce jour que la psychiatrie t'a catalogué shizophrène, ce qui en fonction de ce que nous connaissons de toi, ne m'étonne pas vraiment. Il reste cependant dommageable et frustant de voir que le pychiatre n'ait guère d'autre recours que de cataloguer avec un mot une pathologie psychique. Il est peu vraissemblable que des séances spirites passées et lointaines soient la cause de tes troubles, d'autant que lorsque nous t'avions rencontré au cercle de Nancy (donc après le sevice militaire, je suppose), ces signes de déséquilibre psychique n'avaient pas l'ampleur qu'ils ont pris beaucoup plus tard (tu me corrigeras si je me trompe). En revanche, qu'il y ait d'éventuelles influences antérieures d'un déséquilibre existant déjà dans d'autres vies, cela est fort probable, étant donné que la personnalité profonde ne change pas fondamentalement d'une vie à une autre. A cela peut-être faut-il ajouter d'éventuels traulatismes en cette vie et en particulier dans ton enfance, mais là, tu seras le seul à le savoir. En tout état de cause, et quels que soient tes turpitudes psychiques, tu as eu la chance de rencontrer le spiritisme et par la même occasion les spirites, tu t'es heurté à nous dans un certain nombre de considérations philosophiques, humaines ou autres, dans un certain orgueil de repli sur tes propres convictions qui étaient erronnées parce que n'étant que le fruit de tes propres réflexions personnelles. Tout en conçevant et en admettant que tu aies des problèmes psychiques d'une certaine importance, je ne puis en revanche concevoir que tu te sois si souvent heurté aux spirites qui auraient pu t'apporter beaucoup si tu n'avais pas fait preuve d'une attitude nombriliste, sûr de soi, sans réellement écouter les autres, sans réellement prendre la mesure d'un rapport humain qui doit être réciproque, attentif et de réflexion. Ce en quoi, et je vais sûrement paraître trop abrupt, il me semble que ton problème est davantage lié à un manque d'ouverture sur les autres, à un certain orgueil que nous avons pu constater, qu'à des dérèglements classés psychiatriques qui auraient pu s'effacer progressivement au profit d'un engagement réel dans la communauté humaine que ce soit au cercle ou ailleurs.