Bonjour,
La plupart de ces évangiles gnostiques ont été écrits quelques dizaines d’années voire un ou deux siècles après la période de Jésus, ce qui vaut également pour les évangiles apocryphes et dans une moindre mesure pour les évangiles canoniques. Cela n’est d’ailleurs pas un total critère d’authenticité, quant on sait par exemple que Saint-Paul lui-même, n’a pas connu Jésus ; il n’a certes pas écrit de récits de type évangile, mais sa parole de propagateur de la foi a eu une grande importance et influence après lui quant aux dogmes de l’Église.
Il semble malgré tout que les quatre évangiles dits canonique (Jean, Marc, Matthieu, Luc), soient au plus proche de l’enseignement de Jésus au moins pour Jean et Matthieu qui ont été ses disciples directs.
Il faut ensuite différencier deux ordres de quêtes : d’une part la recherche d’une vérité historique concernant les faits (la vie de Jésus, les miracles, le procès, la crucifixion), et d’autre part la recherche de vérité concernant le véritable enseignement de Jésus. C’est ce deuxième point qui fait l’objet de votre questionnement sur les gnostiques. Vous dites qu’ils furent « davantage orientés vers la connaissance de soi et un salut plus personnel… » Ne les ayant pas étudiés, il m’est difficile d’en donner une appréciation. Mais n’y a-t-il pas là une tendance quelque peu ésotérique, du moins une interprétation actuelle qui dévaloriserait le message essentiel du prophète chrétien (le pardon et l’amour du prochain) au profit d’une spiritualité davantage tournée vers l’individu. C’est une simple question, mais je ne m’avancerai pas plus…
Concernant la remise en question sur les institutions religieuse et la prêtrise, évidemment en tant que spirites, nous irons aussi en ce sens.