Bonjour,
Vous en arrivez là à une révolte contre Dieu, révolte très courante chez beaucoup de gens qui n'acceptent pas que Dieu ait permis toutes ces souffrance. Et cela fut une des bonnes raison qui ont entraîné des gens à devenir athées ou agnostiques, dans l'incompréhension d'un Dieu censé représenter l'amour. Et cela peut se concevoir. Mais en partant d'un autre principe, celui qui nous fait deviner une force infinie et intelligente présidant à l'équilibre de l'univers, il nous faut alors, non pas se demander ce que Dieu fait, mais chercher le sens de ce Dieu, ce qu'avait fait Allan Kardec avec l'aide des esprits, lorsqu'il définissait les grands principes du spiritisme. Il en résultait alors des lois universelles définies par l'au-delà. Concernant l'évolution réincarnationniste, on peut résumer la loi universelle comme ceci : créé simple et ignorant, tout esprit va façonner progressivement son individualité puis sa personnalité au fil de plusieurs vies incarnées ; son besoin de reconnaissance va le conduire à des conflits avec ses congénères, chacun ayant ce même besoin de reconnaissance qui se traduira souvent par l'égoïsme et l'orgueil ; nous en sommes encore plus ou moins à ce stade sur Terre, là où les défauts humains se traduisent encore par la guerre et le crime, chacun ayant du mal à supporter l'existence de l'autre qui lui fait de l'ombre. On pourrait dire alors que Dieu dans sa création nous a fait le terrible cadeau d'une difficile liberté d'être dans les premières phases de notre évolution collective. Et l'on est bien obligé d'admettre que la souffrance est comme un passage obligé au stade d'évolution où nous en sommes.
Nous comprenons simplement en spiritisme que ce stade est provisoire, parce que notre évolution, c'est d'apprendre à aimer, c'est de combattre pour cela, dans un esprit de fraternité, de solidarité et de responsabilité, sans attendre que Dieu lui-même vienne nous sauver.
Serions-nous pour autant abandonné à notre triste sort ? Non, car spirituellement, nous sommes assistés de nos guides ou autres esprits, qui ne sont pas désolidarisés de nos vie. Vous me direz : et eux que font-ils de plus ? Nous pourrons seulement répondre que leur influence reste peu efficace au vu des tourments terrestres contre lesquels ils peuvent difficilement s'opposer, parce que l'humain est ce qu'il est, n'étant pas à l'écoute de la voix de sa conscience, insufflée par le guide.
Il nous faut donc bien admettre que dans les desseins divins pour notre évolution, tout esprit pour grandir spirituellement est voué à ses propres faiblesses, à ses propres turpitudes, jusqu'au jour où il se reconnaîtra comme libre et agissant, selon son degré d'amour, dans son difficile cheminement vers Dieu, c'est-à-dire son épanouissement total. Et c'est là que progressivement, il pourra mieux comprendre les desseins divins qui lui échappent encore bien souvent au stade de sa difficile condition terrestre.
De deux choses l'un : où l'on reste bloqué sur une incompréhension du divin, où l'on cherche le sens de ce divin, sans le limiter à nos raisonnements humains qui sont bien insuffisants lorsque l'on compare Dieu à un mauvais père de famille.