Vous pourrez toujours trouver un sens aux prophéties de la Bible, de même qu'à celles de Nostradamus, St Malachie, etc. Vous y trouverez en fait, le sens que vous avez envie de trouver, c'est-à-dire que vous ferez coïncider des évènements actuels avec des textes anciens. Vous ferez ainsi coïncider de façon très approximative des évènements précis avec des propos symboliques et souvent fort nébuleux traduits de la Bible. On arrivera toujours à établir des correspondances hasardeuses entre des faits actuels et des prophéties anciennes, si l'on a le désir de tout interpréter. Mais il y a souvent un bon nombre d'interprétations possibles : certains versets de Nostradamus, selon différents exégètes, correspondent à plusieurs évènements possibles de l'Histoire ; alors lequel est le bon ? A mon avis aucun... <BR>Il existe probablement dans les prophéties quelques données intéressantes concerant le futur proche, comme par exemple celle de Nastradamus concernant la mort d'HenriII, mais c'est une prémonition à très court terme qui peut encore s'expliquer. <BR>Sur le long terme, et à des siècles de distance, le clairvoyant de l'Antiquité n'a pu qu'imaginer l'avenir, établir une probabilité concernant le devenir de l'humanité, mais en aucun cas déterminer de façon précise ce que deviendrait la situation du peuple juif après l'an 2000. Il faut considérer la Bible comme une oeuvre qui comporte beaucoup d'images et de symboles (crétion du monde il y a 6000 ans, le mythe d'Adam et Eve, etc.), ainsi que des faits et personnages ayant réellement existé. La Bible, si elle relate l'histoire d'un peuple, n'en est pas moins une oeuvre qui abonde de légendes et de prophéties qu'il serait bien hasardeux de vouloir interpréter. <BR>L'histoire de l'humanité appartient aux humains, les désastres appartiennent à ceux qui les provoquent et en portent la lourde responsabilité. Le spiritisme est la philosophie de la responsabilité et de la liberté, ce en quoi les spirites refusent le déterminisme. Ce ne sont pas les prophéties qui déterminent l'histoire, ce sont les hommes qui, dans leur manque d'évolution, provoquent tous les malheurs que nous constatons. Et ces malheurs ne se limitent pas à l'histoire d'un peuple qui a hérité de la Bible. Il y a tous les autres peuples du monde (dont la Bible ne parle pas), des autres peuples qui, eux aussi, ont leur histoire, leurs guerres, leurs périodes de prospérité, leurs religions, etc. Ne réduisons pas l'Histoire à la chrétienté ou au judaïsme, voyons l'Histoire dans son ensemble, voyons l'influence des religions sur l'ensemble du monde à différentes époques, et nous comprendrons alors pourquoi et comment le monde est ce qu'il est devenu aujourd'hui même. Le sens de l'Histoire vaut beaucoup mieux que l'hypothétique sens d'une légende.<BR>Quant à votre question sur l'Evangile, elle nous ramène encore à une région du monde bien circonscrite. Les Evangiles nous rapportent les propos de Jésus et l'histoire de la fin de sa vie, d'une façon qui manque d'exactitude. C'est l'intérêt principal que nous y voyons, avec la certitude qu'un grand homme venait prêcher la justice et l'amour du prochain jusqu'à y laisser sa vie. Le message d'amour et de partage de Jésus, oui, voilà ce qu'il faut retenir de l'Evangile !