Bonjour Marc.<BR>C'est un esprit qui apprend et poursuit son chemin évolutif comme tout en chacun. Mais puisque vous vous intéressez à l'histoire, je me permet de vous apporter une information sur les événements de cette époque par le témoignage de Louis XVI:<BR>"Je souffre de l'histoire, je souffre de mon histoire. Il faut que ma vie de désincarné soit un affranchissement du passé qui me fût douloureux. Nous étions jeunes, Toinette et moi, lorsque grand-père est décédé. Toinette n'était pas française, elle ne connaissait pas les français. Toinette était la joie de vivre, mais aussi l'insouciance et la légèreté de vivre. Toinette n'entendait rien aux affaires du pays. Toinette n'entendait rien aux affaires de l'état. Cela était pour elle plus qu'un jeu.<BR>J'étais jeune moi aussi et il faut vous l'avouer, mon intérêt ne se portait pas sur le pays de France et ses problèmes d'économie, et ses problèmes politiques, et ses problèmes monétaires, et ses problèmes militaires. Beaucoup d'instructeurs m'entouraient alors mais je refusais leurs conseils pour la plupart du temps. Versailles n'était pas seulement un palais, Versailles était un autre monde. A l'intérieur de la réalité, Versailles était un rêve, un doux rêve dont personne d'ailleurs ne souhaitait véritablement sortir. Je vous assure avoir ignoré en grande partie la pauvreté réelle de mon peuple. Je vous assure avoir été très étonné des quelques révélations qui m'étaient faites quelquefois, en dehors de la noblesse de cour, lorsque des hommes de bien, qui appartenaient au tiers état venaient me visiter à l'intérieur du palais. Je n'avais pas la conscience de mon pouvoir. Pour ne pas avoir cette conscience, je n'avais pas le pouvoir. Nous nous sommes, un jour, réveillé de notre rêve et le rêve est devenu un cauchemar. Il était impossible à mon esprit et à l'esprit de Toinette, de comprendre ce qui arrivait, de comprendre ce peuple, de comprendre ces ventres affamés. J'entends encore les cris, j'entends encore les chants. Nous étions comme des enfants. Nous étions terrorisés. Nous avions peur, très peur. Je me suis rendu à cette révolte comme un automate. J'ai obéi à tous les conseils, à tout ce qui m'étais demandé et encore là, je veux bien l'avouer, je ne songeais pas à la France. Je songeais à Toinette, à Elisabeth et à petit Louis. Je songeais à ma famille. Je songeais aux miens, et j'avais tort car la raison d'état, pour un Roi, comme pour tout autre dirigeant, doit passer avant tout autre chose. Je n'ai pas compris la raison d'état, je n'ai pas deviné l'avènement de la république. Les enfants de Roi, de mon temps, apprenaient que leur pouvoir était un pouvoir Divin, un pouvoir demandé par Dieu, un pouvoir absolu et les enfants n'avaient pas de raison de ne pas le croire. Nous avions été élevés dans cette tradition et nous pensions être les représentants de Dieu sur la terre. Avoir le pouvoir de vie et de mort sur nos sujets. Les sujets, cela veux dire le peuple, mais cela était, pour moi, un terme abstrait. Oh! Je ne voulais pas gouverner la France. Je ne souhaitais pas gouverner la France et je n'ai pas gouverné la France. Les Nobles m'ont menti. Ils défendaient, non pas le Roi, mais leurs intérêts particuliers. Je me suis perdu dans la tourmente révolutionnaire. Je ne suis pas coupable devant le peuple et devant la France, sinon coupable d'ignorance. Maximilien ROBESPIERRE n'a pas souhaité ma mort. Il s'était rendu plusieurs fois à Versailles deux ans avant la prise de la Bastille et nous avions longuement conversé ensemble. C'était un homme de génie, d'une grande intelligence. Il a pleuré lorsque ma tête s'est détachée du corps. Le Duc d'Orléans, noble de France, souhaitait davantage cette mort brutale parce qu'il avait déjà deviné la restauration. Mais laissons là ces querelles du passé". Louis XVI<BR>A la lumière de ce message, nous comprenons mieux ce qu'un roi et une reine ont pu connaître et finalement ignorer d'un système monarchique qui ne répondait plus aux exigences d'égalités revendiquées par le peuple français.<BR>Bien à vous!<BR><BR><BR>