Bonjour,
Voici quelques éléments de réponses parmi nos commentaires précédents:
19214 - Le film "Nosso Lar" est inspiré du livre du même nom et paru en français sous le titre "Notre demeure". J'ai seulement lu ce livre mais n'ai pas vu le film. Il en ressort que l'au-delà tel qu'il est décrit et imagé, ressemble trop à la terre comme s'il en était le calque, le double éthéré, avec des activités qui sont trop proches des nôtres pour que cette représentation puisse vraiment rendre compte de ce qu'est l'au-delà. Je crois qu'en fait, il est impossible de décrire un monde qui vibre au rythme de pensées émises, d'échanges télépathiques, avec sa densité émotionnelle, sa perception plus ou moins claire des desseins divins, sa création d'images, de musiques, dans des échanges qui créent des décors et des environnements pulsés par les pensées des esprits. L'au-delà, s'il est une réalité, c'est la réalité de pensées créatrices. Alors comment mettre tout cela en textes et en images, en traduisant ce qui n'est plus du domaine du matériel ? C'est un défi qui donnera toujours un résultat bien en dessous d'une réalité spirituelle difficile à transposer dans notre vocabulaire et dans les représentations imagées que l'on pourra tenter d'en donner.
17720 - La traduction de ce livre est correcte, la question n'est pas là. L'étonnement à la lecture de ce livre, vient du fait que tout y est décrit comme si l'autre monde était le calque du nôtre avec son organisation et ses activités qui ressemblent un peu à la vie sur Terre. Un film vient d'être réalisé au Brésil à partir de ce récit et obtient un certain succès. Concernant quelques idées et concepts qui transparaissent dans le récit, c'est conforme à la vision spirite. Mais concernant la vie dans l'au-delà, il est évident que les choses ne se passent pas ainsi. C'est d'un réalisme beaucoup trop proche de nos réalités matérielles. Est-ce une forme de naïveté voulue par l'esprit d'André Luiz pour donner une approche plus facilement compréhensible par tous ? C'est une thèse à laquelle nous avions pensé, mais je ne crois pas cela soit suffisant pour expliquer le problème.
9336 - Non, Chico Xavier n'avait pas "trouvé le bon filon pour faire fortune", dans la mesure où il vivait très modestement et d'une façon presque monacale, reversant les produits de ses livres aux institutions humanitaires et de secours, institutions spirites caritatives, scolaires, médicales et autres, très répandues au Brésil.
Il a effectivement écrit de nombreux ouvrages inspirés dont certains ont semble-il une bonne valeur poétique, littéraire, voire même scientifique. Mais concernant "Nosso lar", nous nous sommes fait à peu près les mêmes réflexions que vous. C'est une vision très imagée et naïve de l'au-delà, comme s'il s'agissait d'un monde parallèle presque semblable au nôtre avec son organisation et ses activités. Il y a juste quelques notions spirites de bon sens qui transparaissent dans certaines phases du récit, mais il est vrai que l'ensemble est d'une naïveté déconcertante. Chico Xavier était cependant un bon médium reconnu et admiré des spirites brésiliens, et qui dans certains cas obtenait des choses remarquables. Mais pourquoi a-t-il reçu de telles descriptions imaginaires dans ce livre ? On a pu penser parfois que ces textes étaient adaptés à une mentalité qui avait besoin d'images simples pour comprendre. Mais cet argument ne tient pas, car les Brésiliens ne sont pas plus bêtes que d'autres, et bon nombre d'entre eux d'ailleurs, se posent des questions sur ces écrits médiumniques, au même titre que vous et nous. Nous ne pourrons en dire plus concernant cet écrit, ne sachant distinguer quelle est la part médiumnique, la part d'influence d'une mentalité, d'une culture, d'un inconscient, etc.