Je comprends tout-à-fait que si la vie terrestre est une épreuve, non au sens punition, mais au sens du feu qui aide à forger, à épurer, le suicide soit un échec, un abondon d'un processus de transformation qui nécessite de recommencer. Le suicide bloque une étape de la progression. <BR> Mais le suicide du Stoïcien me semble différent: il ne s'agit pas d'un acte subit, purement émotif puisqu'il relève d'une décision. Tout d'abord un constat: le stoïcien ne peut plus jouer correctement son rôle sur le théâtre du monde. La conclusion est parfaitement raisonnée, voulue. N'est-ce pas différent? Socrate, en refusant l'exil, ne se suicide-t-il pas?