Bonjour Frédérique.La vie pour chacun, pour chacune sème en nos coeurs tristesse, chagrin, révoltes et fort heureusement au creux de ses vagues, joie et bonheur s'y inscrivent aussi.<BR>La question du pourquoi? des drames succéssifs ou même étalés dans le temps, est une question légitime, humaine, sans doute parce que la raison ne comprend plus ou n'admet pas.Je ne pense pas, Frédérique qu'il y ait un but ou une prédestination établie. Il est pour tous la vie, la vie sur une planète inférieure, les drames qui y sont vécus, qu'ils soient collectifs ou individuels sont le résultat de cette infériorité.Certes, chacun sait que la mort est l'issue pour tous et il est normal, logique que la forme d'absolu qui est en nous, nous fasse rêver, imaginant cette issue calme et au terme admis par notre raisonnement, c'est-à-dire en ce que nous pourrions appeler "fin de vie"(vieillesse).<BR>Il n'en est pas ainsi sur cette sphère et nos peuples ne sont pas préparés à cette acceptation des départs de celles et ceux qu'ils aiment<BR>En votre témoignage, la question pourrait être: La souffrance fait-elle avancer?A-t-elle un but, une raison d'être?<BR>Les souffrances auxquelles vous faites allusion, celles que chacune et chacun est amenée à vivre, à ressentir, entraînent souvent celui ou celle qui les vit à se poser les questions essentielles, ramène chacun à soi-même, à son propre esprit et par extension à sa propre éternité. C'est malheureusement, mais c'est ainsi le phénomène "mort" qui a suscité chez l'homme les plus grandes interrogations métaphysiques, scientifiques, philosophiques, existentielles.<BR>Faut-il apprendre à apprivoiser la mort? la rendre acceptable malgré l'âbime douloureux de la séparation?<BR>Je pencherai plus sur cet aspect des choses tant il est vrai que si les épreuves peuvent véhiculer leur lot d'enseignements , chacun est concerné sur ce globe et la signification devient alors universelle et non particulière.<BR>Votre raisonnement, Frédérique est en grande partie juste et bien réfléchi, il n'exclut pas bien entendu, la douleur. Cependant ceux que vous avez aimés perpétuent le même amour pour vous, ils ont pour la plupart un avantage certain sur nous, c'est de vivre à nouveau la condition vitale initiale, celle de l'esprit, ce qui apporte de nombreuses réponses, ce qui permet la compréhension en relativisant ce qui pour nous se traduit en échec: la mort<BR>Il est vrai que nous l'accepterions sans doute davantage et avec plus de sérénité si elle n'avait en son cortège tous les drames qui la caractérisent.<BR>Gardez l'espoir et la vie, la force et le courage. Bien à vous