Bonjour Estelle.
Vous avez bien fait de répondre aux questions de votre fille. L'enfant qui s'interroge, qui insiste pour savoir, a besoin de sa part de vérité et l'on ne peut la lui refuser. Les brouilles avec ses camarades seront passagères, et en grandissant elle ne partagera les sujets qui lui tiennent à cœur qu’avec ses proches ou des personnes ouvertes à ces derniers.
Vous posez une question d’importance au regard de la manière dont est vécue la mort dans nos sociétés. Face à cet état, nous rencontrons le plus souvent la peur, le silence, l’incompréhension ou la raillerie. Parler de la mort est un tabou que nous avons encore du mal à abolir.
Il est évident qu’il faut adapter le discours à l’âge des enfants, essayer de trouver les mots justes, ne pas trop en dire et surtout rassurer. C’est une tâche qui peut se révéler difficile car nous, parents, sommes aussi dans certains domaines perplexes ou incertains. Nous avons des responsabilités par rapport à nos enfants, nous devons les guider, leur mettre également des limites tout en leur permettant de s’épanouir dans des chemins quelque fois contraires à nos désirs. C’est tout le problème de l’éducation que nous abordons là. (Dans le prochain Journal spirite de juillet 2009, il y a un très bel article qui pourrait vous aider, il s’agit de « Éduquer »)
Il est certain qu’à la lumière du spiritisme, nous pouvons définir la mort de manière simple et naturelle. Les enfants sont simples dans leur réflexion. Il suffit de répondre à leurs légitimes questions en présentant la mort comme une continuité, un état qui permet de continuer de vivre dans une autre dimension. Faire des parallèles, avec la disparition du corps physique, qu’ils peuvent comprendre, comme par exemple un jouet cassé que l’on est obligé de jeter et que l’on remplacera par un neuf pour qu’il continue de s'en servir, ou bien d’un vêtement usagé que l’on remplace par un nouveau afin qu’il puisse continuer de sortir et de se promener. Dire que la mort est un passage, une porte ouverte sur un autre monde qui vit, bien qu’il ne soit pas perceptible à nos sens, que nous y retrouverons des gens qui nous ont aimé et que l’on a aussi aimé, parler du guide qui est toujours là, présent dans la vie actuelle et que nous savons rejoindre lors du sommeil et qui saura également nous attendre lors de notre décès, en résumé parler de cet amour que nous savons partager et qui fait que nous nous retrouvons dans l’au-delà.
Quant aux ouvrages pour enfants, nous n’en connaissons pas spécialement. Nous avons édité un numéro du Journal spirite, le n°50 d’octobre 2002 où un article est consacré à ce sujet: « Le spiritisme au quotidien avec nos enfants ».
De plus, sur notre forum, vous pouvez consulter quelques réponses indiquées ci-dessous qui pourront vous être utiles :
Vous cliquez sur « Faire une recherche », puis vous inscrivez « 2006 » dans la période et vous laissez tous les thèmes. Ensuite, vous inscrivez le mot-clé " enfant" et vous regardez les questions 3412 et 6360. Puis, vous faites la même chose avec 2007 et vous lisez les n° 10540, 11173 et 11179.
J'espère qu’avec ces éléments, Estelle, vous aurez de la matière pour répondre à votre fille.
Bon courage et bien cordialement.