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Vous dites que la question de Gaza ne relève que de cette seule idéologie : une affaire territoriale non réglée, et qui remonte à la création de l'état d'Israël.
Si tel était le cas, je pense que cette affaire serait réglée depuis longtemps par la voie diplomatique. Vous omettez de dire que ce conflit possède une dimension religieuse évidente parce que chaque religion revendique la possession des mêmes lieux saints à Jérusalem. Il s'agit en réalité d'une guerre de religion où chacune des deux parties est convaincue d'être l'interprète de la volonté divine, donc dans son bon droit.Et c'est pour cela que ce conflit qui échappe à toute rationnalité, s'éternise.
Comme les choses seraient plus simples s'il n'y avait pas de lieux saints en Palestine! -
Bonjour Jean-Claude,
Si vous reprenez toute l'histoire depuis 1948, vous y verrez que l'état d'Israël, créé par Ben Gourion sur la terre des anciens hébreux, a provoqué un conflit avec les autochtones arabes qui vivaient déjà sur ce territoire de Palestine. Tout part de là. Sans refaire l'histoire des conflits successifs depuis 50 ans, venons-en à aujourd'hui : la partie de territoires destinée à devenir un état palestinien selon l'ONU (Gaza+Cisjordanie), a été tellement colonisée par Israël que la Cisjordanie est devenue un vrai gruyère qui ne peut plus décemment être un territoire homogène.
Après l'assasinat d'Itzaac Rabin, le colonisation a repris de plus belle, enterrant les accords d'Oslo et l'espoir de création d'un état palestinien. Il n'y a pas là de connotation religieuse, sauf récemment avec la montée des intégristes du Hamas. Il s'agit avant tout de deux peuples dont l'un est spolié par l'autre, dans l'absence de toute idée de partage territorial.
Concernant les lieux saints, il s'agit essentiellement de Jérusalem, une ville dont le statut n'a pu être encore bien déterminé dans tous les projets d'accord antérieurs. Mais on ne peut pas s'arrêter au statut futur de la seule ville de Jérusalem pour comprendre l'ensemble du problème qui n'est pas spécialement religieux, sauf pour quelques-uns.