Bonjour,
Depuis cette réponse de 2011, nous avons évidemment étudié plus amplement le cas de Jean de Dieu dont il faut resituer les pratiques et les résultats dans un contexte brésilien que nous ne comprenons pas toujours très bien.
Tout d’abord, il n’y a pas à douter du phénomène médiumnique qui chez Jean de Dieu correspond à une forme particulière d’incorporation ou d’automatisme, un peu à l’image de ce qui avait existé au travers de José Arigo et de quelques autres guérisseurs brésiliens. Il semble qu’il ait longtemps travaillé sous ces formes dites de chirurgie à mains nues, ce qui apparaît beaucoup moins fréquent à l’heure actuelle, d’après les témoignages d’aujourd’hui. Tenant compte de son âge (75 ans), il est fort possible qu’il n’ait plus la même vitalité pour supporter des contraintes médiumniques très éprouvantes dans ce type de médiumnité.
Il ressort aujourd’hui un autre type de pratiques étant donné les milliers de personnes qui se réunissent quotidiennement dans l’attente d’une guérison ou d’un mieux-être. Ces personnes sont prises en charge par des équipes, sont mises en condition pour des périodes de méditation et de prière, une préparation en quelque sorte pouvant durer plusieurs heures voire quelques jours. Au final, ces milliers de gens défilent devant Jean de Dieu avec la certitude qu’un regard ou un toucher portera la guérison, avec dans le meilleur des cas quelques personnes choisies par lui pour une thérapie plus directe. On se retrouve donc dans un cas de figure qui n’est plus celui de soins individualisés patient par patient. Et dans cette forme de ferveur collective et de préparation par la prière, le rôle du médium thérapeute n’est plus vraiment le même ; il est davantage pour la majorité des patients, le catalyseur d’une suggestion collective faisant appel à la foi. La foi en l’occurrence n’est pas négligeable, car en toute forme de guérison d’origine médiumnique, elle a sa part et son rôle déterminant. Une personne qui ne croit pas au phénomène va bloquer l’énergie magnétique ou spirituelle dispensée et qui restera sans effet. En outre, lorsqu’il y a une ferveur reliée à la foi d’un groupe et plus encore d’une foule qui est certaine des dons du guérisseur, cela crée une forte pensée collective dont l’énergie participera à des guérisons.
Ainsi donc, dans la situation d’aujourd’hui où Jean de Dieu accueille tous les jours des foules de personnes, il faut tenir compte de tous ces facteurs, ce qui ne minimise pas ses propres facultés de médium guérisseur, mais il est bien évident qu’il ne peut à lui seul guérir un millier de gens quotidiennement.