Bonjour,
On ne parle pas de karma mais de relations de cause à effet qui peuvent parfois être désastreuses. L’attitude de votre mère révèle simplement sa personnalité dans son manque d’amour et sa violence. Il est possible que vous ayez décidé de vous réincarner auprès d’elle pour l’avoir déjà connue dans une vie antérieure dans une relation difficile, et dans le but de l’aider et d’améliorer cette relation, avec le risque de ne pas y parvenir, et c’est ce qui est arrivé. On se réincarne parfois par solidarité spirituelle, dans le but d’aider des personnes que l’on a connues antérieurement au risque de se retrouver soi-même dans une grande détresse.
Concernant le pardon, ce n’est sans doute pas le moment ; il faudrait préalablement que vous puissiez vous reconstruire, reprendre le dessus et éventuellement être en capacité de dire à votre mère ses quatre vérités. Il faut déjà pouvoir s’affirmer soi-même face à une telle adversité, et une fois que vous avez repris une certaine autorité pour exprimer une vérité qui doit être dite, vous pouvez alors commencer à envisager le pardon.
Quant à se retrouver plus tard dans l’au-delà, ce n’est pas encore à envisager. Les esprits qui ont fait beaucoup de mal peuvent vivre un grand trouble au-delà et donc ne pas être en situation de communiquer avec leur guide ou autres esprits. Et lorsque ces esprits sortent du trouble, il leur faut ensuite en toute conscience, mesurer le mal commis sur Terre, et c’est seulement dans une repentance sincère qu’ils peuvent éventuellement se retrouver face à leurs « victimes » dans une situation inversée où ce sont eux qui demandent pardon. L’au-delà, c’est la transparence de l’esprit, faisant qu’il n’y a plus d’échappatoire, qu’il n’y a plus place pour le mensonge. Ce sont alors ceux qui ont fait du mal, qui souffrent et doivent se remettre en question. Vous ne serez pas obligée dans l’au-delà d’être confrontée à celles et ceux qui vous ont persécuté, mais vous trouverez peut-être la force et l’amour nécessaire pour leur pardonner dans cette autre dimension où c’est la vérité de l’être qui triomphe. Mais nous n’en sommes pas là, et le mieux, si vous en avez encore la force, serait de penser à vous-même, de penser à la suite de votre vie indépendamment de mauvaises relations qui sont désormais inutiles. On n’a pas à se sentir obligé à maintenir des relations filiales quand c’est pour en souffrir indéfiniment. Il faut parfois tourner une page pour pouvoir rebondir autrement. Ce n’est certes pas facile, mais la vraie liberté pour son propre bien-être est à ce prix.