Bonjour,
Je crois que le problème est souvent mal posé concernant la prière. On parle du pouvoir de la prière, de ses résultats, de son efficacité, un peu comme s'il y avait un aspect utilitaire où cela doit fonctionner et si cela ne fonctionne pas, je n'y crois plus...
La prière ne serait-ce pas plutôt un état d'esprit, un élan, une quête de Dieu, une forme de foi pouvant "soulever les montages" si toutefois l'on se laisse porter par une totale confiance et une ferveur qui dépassent les attentes de notre ego, surtout quand il s'agit de prier pour la paix.
L'élan du coeur est certainement la plus grande force que l'on a trop tendance à minimiser dans ce qu'elle pourrait réaliser. Après, bien entendu, on en vient à des questions plus "techniques" en quelque sorte, en disant par exemple que l'imagination créatrice est une force pensée pouvant avoir ses effets, que l'on peut envoyer notre force à des esprits guides oeuvrant pour la paix qui ont besoin de nos fluides humains pour mieux agir, etc. Nous avons sans doute besoin de ces points de repère plus techniques pour mieux comprendre l'action possible de la pensée, mais l'essentiel tient à l'état d'esprit, celui d'une confiance et d'une ferveur sans retenue, sans limite, celui d'une certitude portée par une "foi" (même si ce terme ne fait pas très spirite en apparence). La foi c'est en fait la certitude, c'est aussi savoir s'en remettre à Dieu dans une confiance totale, en se disant que si les choses sont ce qu'elles sont, il y a derrière un plan divin qu'il ne nous appartient pas de juger, qui peut dépasser nos conceptions humaines, mais qu'il faut essayer de mieux comprendre en toute humilité ; ce qui est devenu possible grâce au spiritisme, ce qui peut redonner une foi à celles et ceux qui l'avaient perdue.
"Prier pour la Syrie", cela pourra sans doute sembler à certains un peu irréaliste, fumeux, hors de portée et sans effet. Penser ainsi, c’est déjà douter de la pensée et de l’amour, c’est se replacer sur le plan du terre à terre, c’est se mettre en situation de résignation, en oubliant que des millions de guides et esprits supérieurs prient eux-aussi, sont au chevet de notre planète qu’ils regardent attentivement, et influencent autant qu’ils le peuvent les humains dans leur prise de conscience. Ils ont alors besoin de notre pensée, de notre prière, dans une combinaison fluidique entre désincarnés et incarnés, permettant justement de dépasser tous les doutes et résignations.
Sur ce point nous rejoindrons, une fois n’est pas coutume, une déclaration qui nous vient du Vatican. Nous rejoindrons dans l’idée, l’appel du pape François que vous retrouverez sur : http://www.voltaire.org/article180063.html