Ces mouvements font référence à l'Esprit Saint au nom duquel on se réunit et le fait de "parler en langues" rappelle la Pentecôte, d'où le nom du mouvement pentecôtiste.<BR>Les linguistes qui ont étudié ce phénomène indiquent qu'il ne s'agit pas de xénoglossie (langue étrangère parlée par un médium qui ne connaît pas cette langue), mais de glossolalie, langue "faite de sons inconnus ne reproduisant aucun vocabulaire connu et n'obéissant à aucune règle grammaticale, qui imitent des langues étrangères, et dénués de tout ce qui fait qu'une langue est une langue. C'est un non-langage, dépourvu de toutes les caractéristiques d'une langue véritable, une suite de sons que le glossolale prend parmi tous ceux qu'il connaît et qu'il juxtapose au hasard". <BR>Ce phénomène avait été étudié en spiritisme par Gabriel Delanne et Ernest Bozzano, qui concluaient à la réelle manifestation d'esprits dans les cas de xénoglossie où le médium s'exprimait dans une langue étrangère bien identifiée. Quant aux cas de glossolalie, ils correspondaient à un conditionnement n'ayant rien à voir avec la manifestation des esprits. <BR>Quant aux guérisons, effectives ou supposées, elles correspondent à un conditionnement collectif dans une ferveur religieuse qui peut par auto-suggestion, soit provoquer une guérison réelle, soit provoquer l'illusion momentanée de cette guérison.<BR>On ne peut donc pas parler de manifestations d'esprits dans ces pratiques charismatiques et évangélistes, mais plutôt d'une ferveur collective conditionnée par le discours d'un prêcheur.