Il est vrai que le spiritisme est né dans notre civilisation judéo-chrétienne, si bien que les divergences ou les convergences ont surtout été exprimées par rapport à la chrétienté, et ce, dès la naissance du spiritisme, par Allan Kardec lui-même. Aujourd'hui encore, vivant dans cette même civilisation (Y compris pour le Brésil qui est les plus grand pays spirite), nous voyons ce qui nous différencie (ou ce qui pourrait parfois nous relier) du catholicisme principalement. Nous retenons cependant que les Hindouistes et les Bouddhistes ont une théorie de la réincarnation, qui certes n'est pas un principe identique à celui du spiritisme, et sur ce point nous avons largement développé les différences dans nos écrits, nos conférences et sans doute déjà sur ce forum. Quant à l'Islam, nous sommes trop peu instruits de cette religion pour pouvoir nous situer correctement par rapport à elle. Quoi qu'il en soit, globalement, nous ne sommes en faveur d'aucune religion, estimant que la spiritualité n'est pas l'apanage d'une institution avec ses dogmes et ses traditions, qui culturellement varient selon les régions du monde et les divers civilisations qui se sont développées. Notre problème n'est d'ailleurs pas de nous positionner par rapport aux religions, mais de faire connaître une philosophie non religieuse qui peut résonner dans toutes les cultures, parce que l'au-delà n'est pas un phénomène culturel mais une réalité qui est la même pour tous, quelles que soient les croyances préétablies de chacun. Le spiritisme est donc sorti de tout système religieux (avec ses dogmes, ses rites, ses croyances et ses traditions), et en cela il est susceptible de s'adresser à tous les peuples de la Terre sans distinction de culture. Quant aux esprits dans le trouble, les esprits guides qui assistent nos séances de délivrance, ne font aucune distinction sur la provenance ethnique ou religieuse des esprits qu'ils nous invitent à délivrer.