En matière de spiritisme, il n'a jamais été question d'établir une échelle de valeur entre les civilisations, les cultures, les philosophies ou les religions ; ni de faire de l'Occident chrétien une référence universelle qui serait supérieure à d'autres. Il y a simplement à considérer un état de fait, c'est que le spiritisme s'est développé dans les milieux chrétiens de l'Occident, ce que vous avez pu constater au travers des lectures d'Allan Kardec, Gabriel Delanne ou Léon Denis. Mais ce développement du spiritisme n'a pas occasionné pour autant un ostracisme particulier à l'égard d'autres philosophies ou traditions connues sur d'autres continents. <BR>Nous n'avons sans doute pas une très grande connaissance de toutes les croyances et spiritualités de l'Afrique et de l'Asie, mais la réciproque est probablement vraie aussi. Quoique dans les domaines de la spiritualité, nous avons fait beaucoup d'emprunts aux philosophies orientales et en particulier du côté du bouddhisme dont les adeptes sont nombreux en Europe et en Amérique. Je ne crois pas qu'il faille opposer des traditions, et comme nous sommes à l'ère de la mondialisation, il sera préférable de voir là où sont les complémentarités. Cela étant, le spiritisme n'est pas une tradition comme une autre, et même si les esprits se sont toujours manifestés en tout point du globe, il fallait qu'à un moment donné de l'histoire humaine, l'on puisse avancer un peu mieux dans la compréhension, et c'est ce qui a été initié par Allan Kardec, et c'est ce qui s'est poursuivi après lui dans un état d'esprit d'étude et de recherche. L'histoire du spiritisme est davantage présente dans certains pays que dans d'autres, c'est un état de fait, mais il n'y a pas à en tirer de quelconques conclusions quant à la valeur d'autres philosophies ou d'autres spiritualités vivantes dans d'autres régions du monde.<BR>