Bonjour Jacques et merci d'avoir pris le temps de répondre à ma première question. Je souhaiterais toutefois apporter d'autres éléments à votre réfléxion, j'ai en effet trop le sentiment de ne m'être pas fait comprendre. Sensibilisé au spiritisme et en cette foi dans un au-delà depuis mon plus jeune âge, il va de soi que je peux comprendre que l'absence d'échange avec ma mère décédée ou que l'absence de manifestation de sa part lors d'une séance sont insuffisants pour tirer des conclusions hâtives. Ce n'est d'ailleurs pas sur ces points que je me prononçais. J'exprimais plutôt l'incompréhension totale et le décalage important qu'il existait entre la vie de maman, la façon dont elle est décédée et l'absence de manifestations actuellement. Je m'interroge sur le sens de ce silence. J'ai oublié de préciser qu'au long de ma vie (par l'étude et par la prière) il m'a été donné de vivre un peu de ce dont vous nous parlez. Ainsi, il y a trois ans, nous avons perdu ma grand-mère maternelle, et avec ma mère nous n'avons jamais douté de sa présence, de son interaction avec nous et de son influence. Nous pouvions la sentir, l'entendre, et il a toujours été clair qu'elle nous guidait. Il en a été de même pour d'autres faits mais là n'est pas l'important. Je m'interroge plus sur la convergence des éléments actuellement présents dans ma vie : ce silence de ma mère en dépit de notre passé et de nos vécus "spirites" (je ne trouve pas de mots plus clairs), l'impression qu'une porte m'est fermée pour l'instant, l'existence de difficultés survenant coup sur coup, une adversité plus marquée, des problèmes de santé.... J'en arrive à penser que tout cela ne peut me conduire qu'à une seule conclusion : il est temps de mettre un terme à ma vie. L'impression que tout concoure pour que j'en arrive à cette extrémité est tenace. Par ailleurs, depuis mon plus jeune âge, il m'est arrivé d'avoir des certitudes et/ou des craintes. Avec le temps, il s'avère que ces certitudes et/ou ces craintes sont autant de balises réelles sur mon chemin de vie. Si je me penche sur les balises que j'entrevois encore, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir. Par ailleurs, depuis que je suis enfant, j'ai toujours eu l'impression tenace que je finirais par me suicider. Je suis désolé si mon discours peut paraître un peu décousu, n'y voyez là que le signe d'une grande lassitude. Je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour les réponses apportées. Bien à vous
Teddy 7
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suite question 539, pour Jacques -
Décès de ma mère, incompréhension, perte de ma foiBonjour,<BR><BR>Ma maman est décédée en août 2003. Après de longs mois d'hospitalisation, et après s'être battue pour ne pas s'en aller maintenant, elle est finalement morte, seule dans sa chambre d'hôpital, suite à des erreurs médicales. Depuis son départ, je reste sous le choc. Le manque et le questionnement sont immenses. Toute ma vie, je l'ai vue prier pour les autres, allumer ses bougies et m'emmener dés mon plus jeune âge à des séances de spiritisme (amour et charité en belgique). Au vu de la relation que nous avions, nous avons pu notamment faire face à d'autres décès ensemble, en gardant confiance dans cette vie au-delà de nos propres vies matérielles. Depuis qu'elle est morte, je suis perdu. Je n'ai aucun signe de sa part, je me vois mettre des bougies chaque jour près de son urne, je la prie et lui envoie mon amour. Mais mon quotidien est un silence implacable. Je suis allé récemment à une séance spirite avec sa photo. Elle n'est pas "venue" comme il convient de le dire. Ma mère n'a eu de cesse toute sa vie de me répèter "si ta maman ne viens pas t'aider quand elle ne sera plus là, tu pourras te dire qu'il n'y a rien". N'y a t-il donc rien ? Toute cette vie n'a donc aucun sens. Parfois, j'espère au moins avoir un peu d'elle dans mes rêves mais quand je la vois ce sont des cauchemars, très certainement liés au contexte traumatique de son décès. Depuis son départ, je n'ai plus de famille du tout. Que penser ? J'avoue que mon envie de savoir à tout prix me pousse parfois à vouloir partir. Je vis dans la crainte de ne pas la retrouver. Par ailleurs, depuis son décès d'autres aspects de ma vie se sont écroulés. Je ne me bats plus, je ne résiste plus. Ma peine est immense quand je pense à sa foi, à son don d'elle-même pour les autres et pour moi et que je mets ça en balance avec le décès brutal auquel elle a eu droit. Toute sa vie, elle n'a eu que deux demandes dans ses prières : avoir le temps de me dire au revoir et ne pas mourir étouffée. Ce ne lui fut hélas pas accordé. Que penser ? Ma foi est morte.