L'Eglise avait inventé l'infaillibilité papale, mais le spiritisme n'a jamais inventé l'infaillibilité des médiums ou des esprits. Un médium peut se tromper et les esprits, s'ils sont de peu d'évolution, peuvent commettre des erreurs. Concernant une prédiction de mort, il y a déjà une première erreur à ne pas commettre : même si le médium perçoit un danger pour une personne, la moindre des délicatesse serait de ne pas l'aborder ainsi, mais d'évoquer le danger ou la maladie perçue, non pas d'une façon fataliste, mais dans le sens de l'avertissement. On ne décrète pas une mort à l'avance, mais l'on essaie en fonction de ce qui est perçu, de voir comment l'on pourra éviter le danger ou soigner une maladie considérée comme grave. En outre les esprits bien avisés n'annoncent pas une mort mais indiquent éventuellement la nature d'un danger afin que l'on prenne toutes les dispositions pour l'éviter. Les effets d'annonce fatalistes n'ont aucun intérêt pour personne, et s'il fallait que le rôle de la médiumnité soit d'annoncer des catastrophes irréversibles, mieux vaudrait alors ne plus être spirite et passer à autre chose. <BR>De façon générale, la prévision de l'avenir est très aléatoire, car l'humain, en fonction de son libre arbitre, de sa volonté et de sa responsabilité, peut toujours essayer d'inverser le cours des choses, même s'il est face à des risques importants.<BR>