Sophie, ce que chaque être vit n'est pas la volonté de Dieu, c'est là un report de responsabilité un peu rapide.<BR>Dieu, que nous avons progressivement à apprehender et à comprendre, est avant tout une force créatrice et amoureuse. Vous comme moi et tous les êtres font partie de cette création. Cependant le processus vital qui s'en suit au travers de l'incarnation, puis de la réincarnation, devient notre propre chemin et c'est à tort que l'on pense que Dieu décide, inflige des épreuves.Dieu nous a donné avant tout la liberté.<BR>Vous avez traversé et vous traversez encore une difficulté relationnelle et affective douloureuse et le fait de vous dire qu'il y a des situations bien plus graves, n'amoindrira pas votre désarroi actuel.Cette souffrance, ce désarroi me semblent bien légitimes à un âge où l'on construit encore sa propre existence et vous ne pouvez, ni ne devez vous reprocher de ne pas ressentir l'amour et le pardon pour quelqu'un qui vous a fragilisée par manque d'amour.Je sais ,tout comme vous le savez, qu'en effet, il faut aimer son prochain, il faut pardonner, mais rassurez-vous, Sophie, vous êtes sur le chemin de cet"amour" et de ce pardon, pour la simple raison que vous en avez conscience, il vous faut le temps de panser vos plaies et cela n'est pas toujours aussi simple. Vous démontrez par votre réflexion votre capacité d'aimer, cette capacité est une force alors que l'incapacité d'aimer est une faiblesse.Vos pensées les plus intimes, soyez-en certaine, sont perçues, entendues par votre guide et les esprits auxquels vous pouvez vous adresser, elles sont perçues même par ce Dieu méconnu et encore trop caricaturé par l'expresion et les interprétations humaines. Au-delà des souffrances infligées, verbales ou corporelles qui marquent longtemps celles ou ceux qui les subissent, une autre souffrance, plus inconsciente, réside en votre impuissance à pardonner; vous le précisez vous-même en disant:"je m'en veux en prenant conscience que c'est mal".<BR>Croyez-moi, Sophie, il est vrai que je n'ai plus 18 ans depuis longtemps mais pour avoir connu situation similaire, une forme de bonheur et de sérénité, une grande libération naît à partir du moment où, pour avoir tourné la page et être totalement libre d'écrire les pages de sa vie, on a fini par pardonner car en finalité, ceux qui sont le plus à plaindre sont ceux qui ne savent ni aimer, ni pardonner.<BR>Bien qu'il devrait y siéger en priorité, l'amour ne réside pas toujours au niveau de la famille et il vous faut devenir libre de ce passé pour trouver votre famille de coeur.<BR>Elle existe, je l'ai rencontré.<BR>Avec toute mon affection<BR>