Bonjou Philippe,
Le handicap pose problème dans notre société qui préfère souvent ignorer cet état ,toutefois cette circonstance existe que ce soit à la naissance ou par accident et il est du devoir des biens portants d’assumer des conditions de vies adaptées à ceux qui ne peuvent vivre comme les autres ;ne pas être comme les autres d’ailleurs ne signifie pas que la vie ne doit pas être vécue ,c’est une expérience qui comme d’autres expériences douloureuses permet d’avancer ,d’évoluer ,parfois de se dépasser (je pense par exemple aux handicapés qui participent à des compétitions sportives)les expériences vécues dans des situations extrêmes génèrent des relations particulières souvent riches d’enseignements et de sentiments humains pour les handicapés et les biens portants.
Mais bien sur, se pose le problème de la limite "tolérable" et là comme pour la maladie, les progrès de la médecine créent de nouvelles situations terribles pour le malade et son entourage ;des personnes se retrouvent ainsi dans un état végétatif ou l’esprit est emprisonné dans un corps qui ne répond plus aux sollicitations S’ouvre alors un débat forcément douloureux sur le maintien de la vie artificielle ou assistée ,Marie Humbert s’est exposée à des sanctions pénales pour avoir mis fin à la souffrance morale de son fils .
L’éclairage spirite permettrait d’apaiser les soignants et les proches face à des choix ou des demandes car l’esprit prisonnier de la matière souffre et la désincarnation permet de libérer l’esprit de cette souffrance ; dans l’au-delà il va retrouver sa liberté, ses facultés, il va vivre , évoluer et préparer son retour à la matière dans de meilleures circonstances physiques .
Cordialement