<BR>Cet exemple de "confabulation" est intéressant, mais peut-on généraliser à tout être humain ce que l'on constate chez l'amnésique ? L'on peut en parallèle à cet exemple parler de la mémoire consciente qui a toujours une fâcheuse tendance à déformer les souvenirs du passé. Mais d'un autre côté, il faut aussi étudier les cas authentiques d'hypnose réussie (les plus rares), qui semblent clairement mettre en évidence des souvenirs passés, oubliés par le conscient et restitués par l'inconscient. Et puis, il y a quelques cas d'hypnose régressive, où des patients ont basculé dans leur dernière vie antérieure, donnant une identité, un lieu, une date, une description qui concorde avec l'histoire et la géographie du lieu, le tout étant bien entendu vérifié sur les lieux et à l'état civil. Ces cas authentifiés furent assez rares, mais ils tendent à démontrer que la mémoire lointaine est capable d'une certaine exactitude (expériences d'Albert de Rochas, essentiellement). Il faudrait aussi parler des cas d'enfants qui ont des bribes de souvenirs antérieurs, étudiés et authentifiés par Ian Stevenson.<BR>Oui, la vie antérieure a "des effets intégrés à l'identité personnelle" mais "n'en fait pas partie". Le cerveau ne peut être le support que de cette vie-ci, tandis que la personnalité préexistante et donc réincarnée, existe en tant que personnalité mais pas en tant que mémoire consciente.<BR>Ce qui manquait peut être à Schopenhauer (je ne sais), c'est la notion de périsprit, organisme "semi matériel", énergétique ou fluidique selon les différents termes, qui n'est pas immatériel mais cependant invisible et non détecté par la science (officielle). Le périsprit, qui sert d'intermédiaire entre l'esprit (totalement immatériel) et le corps, a été mis en évidence par différents moyens comme l'effet Kirlian, l'extériorisation de la motricité (Albert de Rochas), ou tout simplement le phénomène d'apparition des vivants (dédoublement ou bilocation). Quant au phénomène d'apparition des décédés, il montre également que cet organisme énergétique peut se densifier pour devenir momentanément visible et même palpable. C'est par l'étude du périsprit que l'on comprendra mieux les interactions entre le corps et l'esprit, mais il faut bien dire que depuis quelques décennies, dans l'ignorance ou la négation de ce double éthérique, on ne s'est guère scientifiquement penché sur le sujet, et y compris chez les parapsychologues d'aujourd'hui, qui ont tendance à occulter les recherches de leurs prédécesseurs.<BR>Cela étant, c'est donc l'existence du périsprit qui permet de comprendre la réalité du monde désincarné, le périsprit du désincarné étant indispensable lors d'une manifestation spirite (apparition, clairvoyance, écriture automatique,etc.). C'est également le périsprit qui permet à l'esprit de se réincarner, au moment même de la conception, quand par son principe vital, il provoque une duplication cellulaire rapide et harmonieuse. C'est enfin le périsprit, enveloppe ou véhicule de l'esprit, qui au moment de la mort, perd tout lien fluidique avec le corps et se propulse dans l'autre dimension en dehors de l'espace et du temps, perdant tout repère matériel, mais trouvant d'autres repères spirituels. Et c'est là dans cet autre univers que grâce aux vibrations de leur périsprit, les esprits se reconnaissent entre eux et propulsent des créations qui émanent de leurs pensées en images, en formes, en musiques, en poésies, etc. On peut même là faire un parallèle avec le rêve, à cette différence près que ce n'est plus un rêve imaginé et fabriqué par le subconscient, mais une réalité consciente d'un autre ordre, une conscience qui se réveille à elle-même dans le souvenir de son passé, de ses passés, dans la résurgence mémorielle des vies antérieures. Cette mémoire est inscrite au plus profond de l'esprit et du périsprit, mais à l'état incarné, la densité matérielle ne permet plus à cette mémoire de surgir (sauf exceptions), et le cerveau ne sert de support d'enregistrement qu'aux faits et évènements de cette vie-ci.<BR>