Si l'esprit de la victime est encore dans le trouble, il ne percevra que très confusément les affaires de justice qui le concernent, et ce n'est malheureusement pas un procès qui le libérera de sa torpeur. Si l'humain savait qu'il faut d'abord penser à l'esprit qui risque d'être encore dans un état tourmenté, n'ayant pas rejoint son au-delà, l'on verrait alors où se situe la priorité première, plus importante encore qu'un procès (tout au moins pour l'esprit).<BR>Si, au contraire, l'esprit a retrouvé sa liberté dans l'autre monde, il aura appris à voir les choses autrement, à pardonner et à considérer la misère humaine telle qu'elle est. Et en général, sa préoccupation ne sera pas d'aider les humains à chercher le meurtrier, car l'esprit doit déjà panser ses propres plaies, il doit essayer d'effacer son traumatisme et envisager sa propre continuité spirituelle. Ce en quoi, il n'est sûrement pas très enclin à se rapprocher des humain dans un souvenir tragique qu'il préfère essayer d'oublier et de guérir plutôt que de le raviver en assistant au procès en tant qu'esprit. <BR>Il revient donc essentiellement aux humains de tenter de faire la lumière sur un meurtre, afin de soulager une famille en deuil. Au-delà de cela, il est bien possible que de temps à autre, des enquêteurs soient inspirés par des esprits sans s'en rendre compte, dans leurs difficiles recherches. Mais en tout cas, ce n'est pas une règle générale, car combien d'affaires restent insolubles...<BR>