Bonjour,
Première précision : quand vous énumérez « homosexuels, couple stérile, pédophile… », je ne vois pas en quoi les pédophiles seraient concernés dans cet argumentaire. Si les homosexuels et les couples stériles sont reconnus en tant que tels, les pédophiles tombent sous le coup de la loi pour délit ou crime.
Ensuite votre comparaison entre GPA et prostitution n’est pas très heureuse, d’autant qu’il existe au moins deux types de prostitution, celle qui est librement consentie et celle qui relève de l’esclavage. On ne peut donc pas tout mélanger et tout comparer de ce qui n’est pas comparable. Et s’il faut étudier la GPA d’un point de vue légal, social ou affectif, restons sur ce point précis qui n’est comparable à aucun autre.
Dans l’absolu, la gestation pour autrui pourrait être un acte d’altruisme et d’amour incomparable, dans un choix librement consenti pour apporter à d’autres ce à quoi ils auraient droit d’un point de vue affectif. Et s’il existe une difficulté, ce n’est pas ce que vous soulevez dans le fait d’affirmer arbitrairement qu’il s’agit d’un crime. Non, ce n’est pas en soi un crime, mais les humains pour la plupart d’entre eux, ne sont pas prêts, intellectuellement, moralement et socialement à ce type de pratique. Déjà, du point de vue affectif, la mère porteuse peut naturellement s’attacher à la chair de sa chair et ne plus être capable de remplir l’engagement de gestation pour autrui qu’elle avait choisi. Ensuite il peut y avoir bien des dérapages possibles si par exemple une notion d’argent intervient faisant que l’on achèterait alors son enfant.
Nous conclurons simplement pour répondre à cette question que l’évolution des humains et de leur société n’est pas encore prête à ce type de démarche, mais que dans l’absolu, rien n’interdirait un acte d’amour totalement désintéressé à la seule condition que la mère porteuse soit suffisamment forte pour se conditionner au fait de ne pas s’attacher à un futur enfant qui ne sera pas le sien.