Bonjour,
Certains d'entre nous, avons aussi médité sur cette question en fonction des circonstances de nos vies, circonstances très fréquentes dans la vie de la plupart des humains.
Nous n'aurons évidemment pas de conseils à vous donner mais simplement un point de vue concernant l'amour face à la morale.
L'amour en soi ne peut pas être porteur d'immoralité, sinon d'un point de vue social selon des critères religieux ou autres qui ont déterminé une certaine façon de vivre en société et plus précisément en fonction des valeurs de la famille. Ce qui ces dernières décennies a eu tendance à voler en éclat, au nom de la liberté à vivre l'amour au détriment de la stabilité familiale. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Au nom de la responsabilité immédiate, c'est souvent un grave problème de conscience face aux tourments que l'on peut laisser derrière soi. En revanche, du point de vue de l'absolu, c'est toujours l'amour qui prime parce que porteur d'épanouissement et de liberté. En soi, un nouvel amour n'est pas immoral, il est naturel, il s'impose au coeur sans que la raison ne puisse rien y faire.
Ensuite, c'est vous qui posez la bonne question : partir pour le malheur de l'autre ou rester pour son propre malheur ? Nous voyons tous les jours les deux cas de figure, mais nous voyons aussi des situations, où, après la douleur d'un moment, l'homme et la femme se reconstruisent chacun de leur côté pour un peu plus tard se retrouver dans une solide amitié, où ni l'un ni l'autre n'ont de regrets sur le passé. Cette issue (la plus optimiste) demande cependant un certain temps pour celui des deux qui a été abandonné, et qui souvent, trouve la force de rebondir pour un autre avenir à construire.
J'espère vous avoir un peu éclairée, juste quant aux principes moraux, où en tant que spirites, nous ne parlons plus en terme de péché (comme dans l'antique religion), mais en terme de liberté qu'il faut confronter à la responsabilité, tout en se disant que l'amour est la valeur universelle par excellence, qu'il s'agisse de l'amour de l'autre ou de l'amour plus large d'une humanité à transformer.