bonjour Marie-Christine, je comprends votre désarroi comme votre tristesse, où plutôt votre souffrance" Un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Cette idée qui trotte dans votre tête est le résultat de votre manque et de votre chagrin. Je ne sais pas si il y a des morts plus acceptables que d'autres quand malgré les certitudes, quelles soient religieuses ou philosophiques, elles vous plongent dans un état de "survie forcée". La mort de votre mari a été à n'en pas douter inattendue, subite, ce qui désoriente peut-être plus que lorsqu'on s'y attend. Cependant, votre idée, celle qui trotte, n'est pas la bonne voie, ni pour vous, ni pour vos enfants, ni pour votre mari. Je suis certaine que cela n'est pas ce qu'il souhaite, il peut et doit devenir la force qui vous permettra de continuer votre chemin de vie car bien qu'absent physiquement, il n'en demeure pas moins présent spirituellement.<BR>Votre acte, si vous l'engagiez, vous conduirait à un état de trouble et ce pour 2 raisons, la première est le trouble inhérent à une mort programmée, décidée d'où il s'en suit le remords de cet acte. D'autre part, Marie-Christine, ce trouble ne vous permettra pas de retrouver votre amour. Votre certitude quand à la survivance de l'âme et par conséquent quand à la survivance de celui-là même que vous continuez d'aimer et vous avez raison, doit vous servir à vivre. Vous êtes dans un état combien légitime et compréhensible de dépression, mais il faut absolument que vous en sortiez. Etes-vous allée consulter un médecin, ou un psychologue, le deuil parfois et même souvent de peut se faire sans aides, quelles qu'elles soient.<BR>votre mari avait-il les mêmes certitudes que vous concernant la survie? Lors de son "départ", l'avez-vous aidé à se retrouver en ce nouveau monde?<BR>Ces questions simplement pour vous dire que ce mari, s'il survit en sérénité, peut lui aussi vous aider à vivre, par la force et l'amour qu'il peut continuer de vous dispenser.<BR>Marie-Christine, vous le dites vous-même, vous n'êtes pas seule, enfants et petits enfants vous entourent et certainement d'autres aussi, la vie n'est pas l'oubli, elle est la continuité d'un chemin qui vous apportera néanmoins d'autres joies, des joies qui sauront trouver leur écho dans l'au-delà dans le sourire d'un mari, d'un père et d'un grand-père.<BR>Adressez- vous aussi chaque jour, chaque soir à votre guide, un autre esprit qui lui aussi vous aime car incontestablement il est présent, attentif et soucieux. Nos morts, Marie-Christine peuvent être une force qu'il faut solliciter lorsque l'on perd pied.<BR>Je vous transmet ma certitude et mon soutien.<BR>Bien à vous