Bonjour,
Il y a plusieurs façons de voir le sens de l'évolution selon que l'on parle de science, de technique, de médecine, du développement des arts, de l'organisation des sociétés, de la famine, de la guerre, etc. Et s'agit bien également de prendre la mesure d'une évolution sur les plans intellectuel et moral, comme le disait Allan Kardec.
Si l'on prend des points précis comme tout ce qui relève de la science et des techniques, nous pourrons parler d'une certaine évolution pouvant apporter le mieux-être, la santé, l'hygiène, etc., bien que tout cela ne puisse pas profiter au monde entier, ni mêmes à tous les citoyens d'un pays riche. L'on constate alors, du point de vue de l'évolution morale, qu'il n'y a pas de réelle avancée globale pour tout le monde, puisque c'est toujours le règne de l'égoïsme des puissants.
Si l'on se réfère à l'organisation sociale et politique, on pourra en revanche relever des progrès, aussi chaotiques soient-ils : Platon avait écrit La République, où il faisait valoir des concepts très en avance sur son temps. Et il faut bien voir que les évolutions vers la démocratie, n'ont eu de vraie réalité qu'à partir du XIXè siècle, des évolutions qu'il faut cependant souligner, car la démocratie gagne peu à peu du terrain sur les despotismes. Et ne serait-ce que l'acquisition récente du droit de vote pour les femmes dans de nombreux pays, ce fut un signe fort dans l'évolution des mentalités.
Il reste bien évidemment, que notre monde n'a pas encore opté pour des changements décisifs, que l'on vit toujours à l'ère des néocolonialismes économiques qui engendrent les guerres et provoquent les famines ("crime contre l'humanité" dit Jean Ziegler). L'égoïsme et l'orgueil restent encore les fléaux qui font dégénérer le monde vers des crises graves et les conflits guerriers qui vont avec. Mais il existe cependant des forces de progrès, des forces que l'on a vu à l'oeuvre récemment dans toute l'Amérique du sud, là où des démocraties socialistes ont remplacé des dictatures.
Si l'on rconsidère l'évolution de l'humanité au regard de son histoire et de son actualité, il y aurait peut-être de quoi désespérer, et c'est un peu le sens de votre propos. Mais en même temps, l'on sait ou l'on devine que tout reste possible, de changements majeurs qui pourraient intervenir, non plus par des dirigeants ou des financiers, mais par les peuples eux-mêmes. Les printemps arabes, les "Indignés" d'Europe, et bien d'autres mouvements de par le monde, nous indiquent clairement qu'il faudra changer nos modes de fonctionnement des sociétés, et si les pouvoirs institués ne sont plus à la hauteur, ils seront destitués tour à tour par les peuples. C'est cet espoir qui est à l'horizon, quand des majorités peuvent faire basculer des systèmes.
D'un point de vue spirite, nous allons évidemment répéter que l'évolution est très lente et progressive, qu'elle n'est pas visible d'emblée, mais tous les espoirs sont permis par la maturité possible d'un nombre d'humains de plus en plus grand. C'est avec une majorité de progressistes s'opposant aux égoïstes que le tournant sera possible. Nous n'allons rien prédire parce que les temps sont incertains, mais garderons de grand espoirs dans l'union des révoltés et des indignés qui pourraient représenter des forces insoupçonnées.