"Celui qui tue par l'épée périra par l'épée", voilà bien une sentence toute faite, qui ne fait que refléter les défauts de la justice humaine telle qu'elle fut souvent appliquée. S'il fallait que la justice divine soit à l'image de la nôtre, ce serait fort décevant... De plus, au rythme où se perpétuent les crimes et les guerres, aujourd'hui comme dans le passé, il faudrait alors considérer que la Terre est un lieu infernal où celui qui a tué sera tué à son tour, dans un cycle sans fin car le temps que chacun ait payé sa dette, il se sera passé encore des siècles. <BR><BR>Vous partez de l'exemple de la télépathie pour étayer votre idée. Cette capacité comme d'autres, n'est pas nécessairement proportionnelle à l'élévation de l'âme. Les fonctions de clairvoyance, de médiumnité et autres, n'ont d'intérêt réel que si elles répondent à une aspiration à l'évolution, mais elles peuvent cependant exister chez des personnes qui en feront un mauvais usage, ce en quoi une sensibilité particulière n'est pas forcément un gage d'évolution. On peut reprendre l'exemple de Jaurès, qui par son intelligence, son humanisme et sa connaissance du politique, devinait et pressentait les pires désastres. Au sens commun du terme, on peut parler d'une certaine clairvoyance, mais qui est davantage le fruit d'une réflexion que d'une intuition. On peut donc être un grand esprit comme il l'était, sans pour autant avoir des facultés intuitives particulières. Et l'inverse reste vrai également.<BR><BR>Le fait de dépasser le problème de la mort est effectivement plus particulier pour un spirite, mais il y a aussi des non spirites qui à leur façon ont dépassé le problème en donnant un vrai sens à leur vie dans un humanisme parfois athée, ce qui est alors une belle leçon donnée à certains croyants qui n'ont pas su donner un véritable sens à leur vie. <BR>