L'esprit se réincarne au moment de la conception, apportant l'élan vital indispensable au développement de la vie. L'esprit est donc incarné dès les premières phases de vie, participant à son propre développement embryonnaire. <BR>A partir de ce principe, toute rupture de la vie correspond à une mort qui va engendrer un certain état de trouble passager, et l'esprit devra trouver d'autres modalités pour se réincarner à nouveau. Voilà le problème tel qu'il est posé d'un point de vue spirite et spirituel. <BR>Faut-il pour autant condamner les femmes qui ont recours à l'avortement ? Cette position est un peu trop simpliste, car il y a des circonstances de détresse humaine qui doivent être considérées. Ce n'est jamais de gaieté de coeur qu'une femme a recours à l'IVG. Il y a le plus souvent des circonstances sociales ou familiales, des pressions extérieures, des accidents de jeunesse, des viols, etc., qui doivent être pris en compte pour mesurer la détresse d'une femme ou d'une jeune fille, désemparée par une responsabilité qu'elle n'a pas le moyen ni la force d'assumer. <BR>Il faut donc d'une part mesurer la réalité d'un esprit réincarné bien vivant, et d'autre part mesurer les conditions de détresse psychologique ou matérielle d'une femme qui peut être dépassée par les évènements. Ce en quoi, personne ne peut se donner le droit de juger au nom de principes philosophiques ou religieux. Il ne s'agit pas de faire la morale, mais d'apporter une aide lorsque cela est possible, une aide concrète aux personnes concernées, et une aide par une action pensée, aux esprits dont la vie a été interrompue. <BR>