Leola, n'écoutez surtout pas ces oiseaux de mauvais augure que sont ces astrologues, numérologues et voyants, qui n'ont fait que vous renvoyer à la face votre propre malaise. Vous n'aviez pas besoin d'eux pour comprendre votre détresse, et sans doute que vous leur avez donné certains éléments de votre vie par la conversation, et qu'ils n'ont fait que vous restituer. Si le clairvoyant n'est qu'un miroir qui vous renvoie à votre propre détresse, que vous connaissez déjà, il ne sert absolument à rien, et en plus il serait encore capable de vous conforter dans vos idées suicidaires... ce qui est un comble !<BR>Quelle que soit votre vie et votre difficile parcours, ce ne sont pas ces voix-là qu'il faut écouter, mais la voix qui résonne au plus profonde vous-même, celle de la vie, celle de votre guide, celle de votre appartenance à la création divine. Aucun être humain n'est inutile, même s'il est rejeté ici ou là. Il y aura toujours un endroit où il sera reçu et accepté. Et pour cela, il faut souvent se battre rudement, mais surtout ne pas abandonner. Ce n'est pas un problème de questions existentielles (et sur ces sujets, vous trouverez de nombreuses réponses sur ce forum), c'est davantage un problème social et affectif lié à votre difficile parcours depuis l'enfance. Ce parcours vous a marqué, mais il ne faut pas en faire une fatalité contre laquelle rien ne serait possible. <BR>Vous avez étudié le droit, hé bien, vous devriez peut-être revenir à ces études quel que soit votre âge. Et même si la justice est à plusieurs vitesses, vous pourriez alors vous retrouver comme d'autres, à lutter contre les travers d'une institution. Vous pourriez par là, porter de nouveaux projets de vie, et participer à votre façon aux changements possibles d'une société qui va mal. Vous pouvez trouver votre rôle et votre place dans une association, choisie selon ce qui vous révolte le plus en ce monde. Vous pouvez beaucoup en regardant les détresses humaines qui ressemblent aux vôtres. C'est sans doute dans ces directions qu'il faut regarder, en faisant abstraction de votre passé autant que faire se peut, et surtout en oubliant les propos indignes que vous avez pu entendre de la part de "diseurs de bonne aventure".<BR>