Non, Chico Xavier n'avait pas "trouvé le bon filon pour faire fortune", dans la mesure où il vivait très modestement et d'une façon presque monacale, reversant les produits de ses livres aux institutions humanitaires et de secours, institutions spirites caritatives, scolaires, médicales et autres, très répandues au Brésil. <BR>Il a effectivement écrit de nombreux ouvrages inspirés dont certains ont semble-il une bonne valeur poétique, littéraire, voire même scientifique. Mais concernant "Nosso lar", nous nous sommes fait à peu près les mêmes réflexions que vous. C'est une vision très imagée et naïve de l'au-delà, comme s'il s'agissait d'un monde parallèle presque semblable au nôtre avec son organisation et ses activités. Il y a juste quelques notions spirites de bon sens qui transparaissent dans certaines phases du récit, mais il est vrai que l'ensemble est d'une naïveté déconcertante. Chico Xavier était cependant un bon médium reconnu et admiré des spirites brésiliens, et qui dans certains cas obtenait des choses remarquables. Mais pourquoi a-t-il reçu de telles descriptions imaginaires dans ce livre ? On a pu penser parfois que ces textes étaient adaptés à une mentalité qui avait besoin d'images simples pour comprendre. Mais cet argument ne tient pas, car les Brésiliens ne sont pas plus bêtes que d'autres, et bon nombre d'entre eux d'ailleurs, se posent des questions sur ces écrits médiumniques, au même titre que vous et nous. Nous ne pourrons en dire plus concernant cet écrit, ne sachant distinguer quelle est la part médiumnique, la part d'influence d'une mentalité, d'une culture, d'un inconscient, etc. <BR>