Bonjour,
Les manifestations de défunts restent rares dans la mesure où cela nécessite une sensibilité humaine plus forte que la moyenne, sensibilité pouvant être le début de ce que l’on appelle la médiumnité au travers de facultés qui ne sont pas égales pour tous. Ainsi donc tout le monde ne reçoit pas des signes de l’au-delà du fait qu’il y a très peu de perméabilité entre nos deux mondes. Il ne faut pas s’offusquer de ce qui est une loi naturelle : le monde de matière dans lequel nous sommes incarnés est trop dense pour que les esprits désincarnés puissent facilement s’y manifester.
Il en est ainsi, et de surcroît lorsque l’esprit d’un récent décédé parvient à produire un phénomène, cela ne signifie pas nécessairement qu’il soit bien et serein. Un esprit peut se trouver dans un trouble plus ou moins profond, et alors provoquer bruits ou déplacements d’objets qui correspondent à des appels au secours. En cela donc la communication n’est pas toujours un cadeau, mais parfois un signal de détresse qu’il faut interpréter correctement pour ensuite aider l’esprit, par la prière, par un travail de pensée, à se libérer de son trouble qui le fige encore dans un environnement proche des vibrations matérielles.
En cela votre psy dans sa conférence a oublié cet aspect, n’étant sans doute pas informé de toutes les réalités spirites. Ses patients qui lui ont conté ces phénomènes ne savent pas eux non plus que des manifestations physiques olfactives, sonores ou visuelles, peuvent éventuellement correspondre à des appels de détresse.
Ainsi donc, plutôt que de penser en terme d’attente d’un signe, il faut penser que l’esprit, lui, peut souffrir et avoir besoin d’aide. Et c’est ce qui est ignoré par la plupart des gens. Seul un esprit sorti du trouble mortel, peut apporter réconfort et sérénité aux humains qu’il a laissés. Et là, il n’a pas besoin de produire des phénomènes extraordinaires, il va plutôt dans une relation télépathique à l’état de veille ou dans le rêve, apporter une pensée de sérénité et de consolation pour progressivement entraîner l’humain vers l’acceptation du deuil.