Face à tous les dogmatismes religieux quels qu'ils soient, les spirites sont à l'occasion traités d'impies par des intolérants qui n'acceptent pas que leurs convictions religieuses puissent être discutées ou réfutées par d'autres. Cela étant, le spiritisme se dissocie de toute forme de religion, et n'établit aucune échelle de valeur entre le judaïsme, les religions chrétiennes, le bouddhisme, l'indouisme ou l'islam. <BR>Ce n'est pas parce que le spiritisme se réfère à l'essence du message chrétien transmis par Jésus, qu'il s'adresse davantage aux chrétiens qu'aux autres. On voudrait toujours nous ramener à des conceptions religieuses, comme s'il fallait faire une alliance entre catholicisme et spiritisme, ce qui est absolument hors de propos. On peut tenter de resituer le personnage de Jésus dans une étude historique, philosophique ou spirituelle, sans qu'il soit question pour autant de se référer à une religion, ni celle qui l'a précédé, le judaïsme, ni celles qui l'ont suivi, le catholicisme, l'orthodoxie ou le protestantisme. <BR>Le spiritisme restera non religieux, tout en respectant les particularités culturelles des religions qui demeurent un patrimoine de l'humanité, mais en se gardant le droit de critiquer tel ou tel point du dogmatisme religieux, ou de reconnaître telle ou telle valeur universelle prônée par une religion ou une autre.<BR>