Le mal c'est ce qui peut nuire aux autres, c'est l'indifférence, c'est l'absence de bien. En soi, la façon de vivre n'est pas un critère de bien ou de mal. Mais la grosse lacune peut se situer dans l'égoïsme total, dans l'absence de toute préoccupation vis à vis des autres. Si "la belle vie" consiste à vivre uniquement une satisfaction personnelle ou limitée à un petit entourage qui en profite, il y a peut-être un jour où l'on commence à se poser des questions, et c'est ce qui vous arrive. Et les questions surviennent lorsqu'il y a quelques problèmes imprévus, parce que cela finit toujours par arriver. <BR>Les histoires de grandes dépenses et de libertinage me paraissent secondaires. Le plus important serait le sens que vous avez de la vie, les réflexions que vous avez sur votre propre vie en dehors des futilités, bref votre conscience et votre état d'esprit par rapport à l'humanité, par rapport à des questions métaphysiques, sociales, politiques et autres qui là, ne vous concernent plus directement dans votre façon de vivre, mais concernent le sens de la vie. Beaucoup de gens qui ont connu le bien vivre ont trouvé tout sauf le bonheur, se rendant compte au bout d'un moment d'une quête d'absolu qui se situe ailleurs que dans les bien matériels. Il y a eu des cas du type François d'Assise ou Charles de Foucault, où la quête d'absolu avait radicalement changé une façon de vivre, mais n'allons pas jusque là... Réfléchissez simplement au sens que vous pourriez donner à votre vie, puisqu'il semble que vous soyez un peu déboussolé. C'est ce sens intime qu'il faut trouver, non pas en réfléchissant sur le bien et le mal de façon caricaturale, mais en cherchant où se situe votre aspiration profonde dans votre parcours d'évolution. <BR>