Bonjour,
Vous vous référez là à des résultats d'expérience que vous avez sans doute glané dans une littérature diverse et variée, et dans laquelle il y a très certainement de grandes lacunes quant aux réelles connaissances spirites. Le malheur est que de pseudo spirites et pseudo médiums, sans tenir compte des acquis spirites antérieurs, cherchent à réinventer le contact avec les esprits dans une méconnaissance totale des principes de la médiumnité et de son développement.
Les contradictions apparentes que vous avez relevé, viennent de cette méconnaissance d'un spiritisme qui a son histoire, ses expérimentations et ses conclusions philosophiques. Certains peuvent ainsi s'improviser médiums, et recevoir des messages dont ils ne connaissent pas véritablement la source. La source première peut très bien être la propre expression consciente ou inconsciente du médium lui-même, auquel cas il n'y a pas de communication avec l'au-delà, ce qui est le cas pour de nombreux médiums débutants qui ne font qu'exprimer leurs propres conceptions au travers d'un phénomène apparemment médiumnique. Ce premier écueil est fréquent et il explique un certain nombre d'incohérences et de contradictions. Ensuite, lorsqu'il s'agit d'un médium effectif qui reçoit réellement l'au-delà, il faut savoir faire la différence entre les esprits dans le trouble, les esprits mal intentionnés et les esprits éclairés susceptibles d'apporter les bonnes informations. Ainsi, des médiums peuvent être abusés par des propos provenant d'esprits troublés ou mauvais esprits, capables de se perdre dans des contradictions grossières, parce que ces esprits sont eux-mêmes complètement perdus, dans leur ignorance d'un au-delà qu'ils n'ont pas encore découvert. Ces esprits là ne peuvent donc pas parler de l'au-delà de façon cohérente dans la mesure où ils n'ont pas réellement conscience de leur nouvel état. Dans un spiritisme bien compris et bien pratiqué, ces esprits-là doivent être délivrés de leur torpeur, et ce, par les spirites et au travers d'un médium, afin d'être propulsé dans leur véritable au-delà, autrement dit dans la véritable conscience de ce qu'ils sont. Il ne faut donc pas tenir compte des propos de tels esprits, mais c'est à eux d'écouter les humains spirites susceptibles de les aider à découvrir leur nouvelle condition dans un autre monde qu'ils ignorent encore. Et une fois délivrés de leurs turpitudes, il vont à la découverte de l'au-delà et peuvent ensuite se manifester de façon plus cohérente en faisant part de ce qu'ils ont découvert après leur libération.
Si l'on ignore cette réalité des esprits dans le trouble, on ne peut prétendre communiquer correctement, qu'il s'agisse de TCI ou d'une autre forme de contact plus classique comme l'écriture automatique.
Il y a fort longtemps que le monde des esprits est connu dans ses complexités et ses subtilités, c'est-à-dire depuis le travail de décryptage, d'analyse et de synthèse réalisé par Allan Kardec et poursuivi par ses successeurs comme Gabriel Delanne, Gustave Geley et autres chercheurs d'une autre époque. La vraie communication spirite d'aujourd'hui rejoint les grands principes qui ont été mis en évidence hier. Si l'on oublie tous ces principes expérimentaux et philosophiques avérés par des preuves et recoupements divers, l'on ne fait alors que balbutier au travers de fausses ou mauvaises communications dont on ne sait pourquoi elles sont contradictoires entre elles, par ignorance de l'au-delà et de la réelle médiumnité.
Il faut donc en tout premier lieu s'instruire de la connaissance spirite telle qu'elle a été développée et mise en évidence par les spirites eux-mêmes. Et pour ce faire, il faut choisir une bonne littérature, celle des précurseurs du spiritisme et celle des continuateurs du spiritisme, comme nous le sommes nous-mêmes aujourd'hui. Tout le reste ne vous conduira que vers de fausses pistes, parce que répondant à une ignorance totale de la science et de la philosophie spirite.