Bonjour,
Votre question est beaucoup trop scientifique pour nous et à ce niveau de détail, il n'existe pas ou très peu d'études précises qui permettent de comprendre cette intéraction entre l'esprit et la matière parce que la science ne s'est pas vraiment penchée sur la question.
Rappelons que l'entropie est à l'origine une variable d'état en thermodynamique qui caractérise une quantité de chaleur échangée de façon réversible par un système isolé à une température donnée. L'entropie n'est pas une donnée physique - ce qui rend d'ailleurs difficile sa compréhension - mais une caractéristique d'un état de la matière qui permet de mesurer le degré de désordre ou de désorganisation d'un système. Plus l'entropie est dite élevée, moins les éléments du système sont ordonnés et liés entre eux, et plus on tend vers un état irréversible. Ainsi l’entropie d’un système isolé ne peut pas diminuer : soit elle augmente (le système évolue de manière irréversible), soit elle reste constante si la transformation est réversible (le système retrouve un état stable).
Si applique cela en prenant pour système l'être constitué de l'esprit et de la matière, nous voyons que le système reste stable puisque nous sommes en vie et le restons ! Dans le cas des transformations qui seraient liées aux intéractions de l'esprit sur la matière, ces transformations ont bien le caractère de la réversibilité car l'esprit sait agit sur la matière, il sait se décorporer, il sait s'incorporer, etc, tout cela est et reste stable, il n'y a donc pas de caractère désordonné ou irréversible. On pourrait donc proposer l'idée que la variable d'entropie associée à l'esprit reste constante, ou en tout cas n'augmente pas, si on applique les définitions.
Cependant, en réalité, aucun système n'est isolé, nous ne sommes pas isolés de notre environnement, tout interréagit, même entre le monde visible et invisible. Toute transformation réelle n'est jamais totalement réversible : comme rien ne se crée et rien ne se perd, l'énergie qui serait perdue par un système est en fait transférée à un autre à cause de phénomènes dissipatifs. Dans notre affaire, il y a bien un transfert d'énergie qui s'opère au moment des interactions entre corps et esprit pour minimiser cet aspect irréversible et conserver une entropie constante. Physiquement cela a été bien étudié et mesuré, en particulier lors des nombreuses expériences qui eurent lieu entre la fin de 19e et le début du 20e siècle avec de grands médiums à effets physiques : durant ces expériences, il fût en effet constaté de manière temporaire une diminution sensible de la température ambiante (ou a proxmité du médum) au moment des manifestations d'esprits qui se révélaient sous forme d'ectoplasmes ou autres effets visuels ou physiques spectaculaires.
Il se passe donc bien quelque chose de physiquement mesurable au moment des phénomènes liant l'esprit à la matière. Mais il faut voir finalement que la théorie de l'entropie a beaucoup de mal à s'appliquer aux systèmes vivants parce que nous sommes loin des hypothèses simplificatrices de systèmes parfaits, isolés ou idéaux, qui furent prises par les théoriciens de la thermodynamiques au 19e siècle.
Espérant avoir pu vous éclairer, mais je ne saurai pas vous éclairer davantage...
Bien à vous