Suicide et état de trouble: et si rien de tout cela était vrai?
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Bonjour,<BR><BR>Pour quelle raison une personne qui se suicide se retrouverait-elle forcément dans un état de trouble intense? <BR><BR>Lorsqu'une personne est atteinte d'une maladie grave, où chaque jour à vivre, chaque jour qui recommence est synonyme pour elle de souffrances physiques et morales intenses, la mort, lorsqu'elle arrive, la libère de son calvaire.<BR><BR>Lorsqu'une personne souffre moralement intensément de la perte d'un être cher, et que vivre sans la personne aimée lui devient absolument insupportable, alors, si cette personne croit en l'au-delà, elle n'aura qu'une envie: rejoindre l'être aimé. En quoi est-ce un péché de vouloir rejoindre l'être aimé? Car a priori, il est dit et répété que le suicide plonge l'esprit dans un état de trouble profond, que l'esprit n'en finit plus de revivre son acte de l'autre côté. Et, de par son état de trouble, il ne peut retrouver ses proches. Et bien, dans tout ça, où se situe le libre arbrite dont soit disant nous disposons? L'être humain qui se suicide par souffrance et désespoir ne vaut donc pas mieux qu'un criminel pour se retrouver dans un tel état de trouble de l'autre côté?<BR><BR>Pardonnez-moi, mais je crois que la description que l'on fait de l'au-delà pour un suicidé est TOUT SIMPLEMENT VOULUE. En effet si la docrtine spirite reconnaissait que chaque homme sur cette terre, selon son libre arbitre, est libre de mettre fin à ses jours lorsque la vie lui est devenue insupportable et qu'il pourrait avoir la certitude de pouvoir rejoindre dans l'au-delà tous les êtres aimés, que de suicidés il y aurait sur cette terre! Et, en y réfléchissant bien, le véritable enfer ne serait-il pas tout simplement ici, avec tout son lot de souffrances? Et comment, Dieu qui est amour, ne comprendrait-il pas que, par amour, nous choisissions de rejoindre l'être aimé dans l'au-delà plûtot que de continuer sur cette planète inférieure sans lui?<BR><BR>Mes propos vont sans doute choquer tous ceux qui n'ont pas connu la perte d'un être cher. Je veux simplement crier haut et fort que, devant une telle horreur, la souffrance morale est terrible. Mon enfant est mort sur cette terre pour renaître dans l'au-delà. Ma souffrance, mon manque de lui, je n'ai en fait pas de mots pour décrire ce qu'est devenue ma vie. Vivre de ce côté du voile m'indiffère, je veux retrouver mon amour, et si je continue à vivre chaque jour dans une souffrance de plus en plus intense, alors c'est uniquement parce que j'ai peur qu'en mettant fin à mes jours, il ne me soit pas permis de le retrouver de l'autre côté, de par tout ce qui est dit et raconté à ce sujet. D'ailleurs, le livre des esprits le mentionne clairement:<BR><BR>« 956. Ceux qui, ne pouvant supporter la perte de personnes qui leur sont chères, se tuent dans l'espoir d'aller les rejoindre, atteignent-ils leur but ?<BR>" Le résultat pour eux est tout autre que celui qu'ils attendent, et au lieu d'être réunis à l'objet de leur affection, ils s'en éloignent pour plus longtemps, car Dieu ne peut récompenser un acte de lâcheté, et l'insulte qui lui est faite en doutant de sa providence. Ils payeront cet instant de folie par des chagrins plus grands que ceux qu'ils croient abréger, et n'auront pas pour les compenser la satisfaction qu'ils espéraient. »<BR><BR>Comme je le mentionne précédemment. je n'en demeure pas moins persuadée que ceci n'est raconté que dans le but de nous empêcher de commettre l'irréparable et ça marche puisque j'arrive à me dire: « et si c'était vrai? ».Et comme la seule chose qui compte pour moi, c'est de retrouver mon enfant, alors...<BR><BR>
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