Difficile d'etre spirite dans notre société...
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Bonjour,
Je suis spirite depuis bientôt deux ans, et cela m'a donné beaucoup de sens, et m'a ouvert sur de nouvelles connaissances dont j'étais avant désintéressé (philosophie, litterature, etc...). Néanmoins, plus j'avance (à mon petit rythme), plus j'ai du mal à vivre avec notre société basé sur le matérialisme... Des proches ou des collègues de travail me parlent de sujets qui ne m'intéressent plus du tout comme le gain d'argent, le nouvel Iphone ou que sais-je,tout ce qui est marketing, les programmes TV, etc... Quelque part, cela ne me gène pas, car je continue d'apprendre plein de chose via des livres ou des documentaires you tube, mais j'ai l'impression de me mettre en marge, et surtout, bien que chacun soit libre d'aimer le matérialisme, cette société m'agace (ce qui prouve que je dois etre certainement intolérant, même si j essaie de tout faire pour ne pas l'etre) et donc je me sens finalement un peu seul. Je n'ai que quelques amis (non spirites ) avec qui je peux parler de spiritualité, mais j'ai de plus en plus de mal à m'interesser aux sujets matérialistes (et ils sont abondants) des autres, ce qui signifierait que je m'interesse moins aux autres... Alors que je pense aimer les gens et être tolérant, j'ai des moments où je n'en peux plus d'eux et de leur sujet de conversation sur la promo du pack de lessive, la meteo, être "corporate" pour son entreprise, etc.... Comment faire la part des choses ? Est-ce quelque chose de normal lorsque l'on devient spirite ? -
Bonjour,
Nous spirites, avons tous connu cela plus ou moins. Mais ce n’est pas une spécificité qui nous serait vraiment particulière. Il existe dans la société des personnes engagées ou créatives, qui ne se sentent pas très à l’aise dans les tribulations de la vie quotidiennes, et qui se sentent en décalage avec une partie de leurs concitoyens. Ces personnes-là, tout comme vous, n’ont aucune propension à s’intéresser aux choses par trop matérielles, trouvant ensuite leurs affinités avec celles et ceux qui leur ressemblent.
Cela étant, la vie nous prouve que la relation superficielle, au travail par exemple, peut réserver quelques bonnes surprises. En discutant avec les gens dans la vie courante, de tout et de rien, un sujet en amenant un autre, on peut être surpris d’entendre le mot « fantôme » ou « réincarnation », et on se rend compte alors que la personne qui nous parle a déjà étudié le sujet. Il faut donc passer outre le matérialisme quotidien pour parfois découvrir les réflexions plus profondes d’une personne qui paraissait au premier abord superficielle. Et avant d’en arriver à cette relation plus spirituelle avec une ou deux personnes parmi beaucoup d’autres, il faut bien en passer par l’étape de la relation superficielle sur des sujets qui vous agacent.
Et puis il y a aussi une autre option, c’est de provoquer les personnes sur un sujet qu’elles n’attendent pas, mais qui peut éventuellement résonner chez elles.