Le spiritisme est trop restrictif
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Bonjour,
Je veux vivre mes expériences, boire de l'alcool et me saouler la gueule régulièrement, faire l'amour ici et là, jouer à des jeux vidéo violents à profusion, regarder des films d'horreur, mais aussi méditer, m'instruire et travailler pour gagner ma vie. Je suis spirituel et la vie après la mort est pour moi un fait. Mais pourquoi le spiritisme est-t-il si lourd avec son code moral ? « Ne faite pas ceci, sinon vous ne progresserez pas », ou bien « Attention au suicide inconscient, c'est le bas astral qui vous attend ! » etc. La raison pourquoi plusieurs personnes ne peuvent adhérer à 100% au mouvement spirite, c'est que ces messages d'esprits moralisateur sont un frein à qui nous sommes vraiment et nous empêche vivre pleinement notre vie rock & roll. Merci. -
Bonjour,
Je crois que vous prenez le problème à l'envers! Le spiritisme n'édicte pas d'interdits arbitraires, il enseigne avant tout que l'homme est libre mais cette liberté est à considérer en tenant compte de notre niveau de conscience et de compréhension et puis la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres.C'est bien toute la difficulté de la vie incarnée, nous devons évoluer avec des personnes pas forcément choisies, les supporter parfois et surtout apprendre à les aimer.
S'il y a une morale spirite elle découle de la philosophie elle même, que nous enseigne t'elle? Que nous sommes des esprits créés par Dieu de manière totalement imparfaite et que nous devons apprendre et progresser au travers de nombreuses incarnations.Le chemin est ardu, long,il n'est pas linéaire et certaines vies, certaines expériences comptent plus que d'autres. Il est des vies où l'esprit n'aura pas progressé, n'aura rien appris cela ne conduira pas à des punitions, pas de propos moralisateurs ou de reproches, mais simplement la nécessité de tout recommencer. Sur terre, planète de faible évolution nous sommes faillibles et sujets à sombrer en raison de nos défauts, aussi le spiritisme nous avertit des risques, des pièges, des difficultés que l'on encoure sans jamais contraindre à quoi que ce soit mais surtout il est important de s'assurer que nos comportements ne nuisent pas aux autres. Vous pouvez vous" saouler la gueule" régulièrement personne ne vous l'interdit sauf si cela vous conduit à être dangereux pour les autres (violence ,conduite automobile). Il en est de même pour tous les comportements, soient ils addictifs, sexuels tant que l'on ne porte pas atteinte à l'intégrité, à la dignité d'autrui, on fait ce que l'on veut, simplement comme pour toute chose il faut en assumer les conséquences. Si l'absorption massive d'alcool, pour reprendre ce seul exemple, conduit à une forme de déchéance empêchant un être de réaliser sa vie cela reste son problème mais l'on peut cependant avertir, donner des conseils sans pour autant juger ou faire la morale.
A propos du suicide on explique que ce geste n'est pas répréhensible en soi, que l'on ne sera pas jugé, pas sanctionné pour cela mais qu'il faudra simplement et naturellement recommencer ce que l'on n' a pas terminé. D'ailleurs les personnes qui se suicident connaissent le trouble des morts violentes mais ce trouble n'est pas comparable au trouble des mauvais esprits qui peuplent le bas-astral.
Le spiritisme est le résultat de la communication avec une multitude d'esprits éclairés qui ont quitté ce monde et qui par leur avancement, leur situation désincarnée nous donnent des conseils, des orientations pour notre salut et pour notre bonheur. Il y a beaucoup de vies gâchées sur terre parce que l'homme terrien est encore victime de son infériorité. L'au-delà aimant cherche à nous éviter les écueils non en nous enfermant dans des codes de sociétés rigides et sans fondement mais en nous montrant la voie de l'évolution et du bonheur qui passe bien sur par l'effort et la maitrise de nos instincts encore un peu vils, un peu comme le font des parents aimant envers leurs enfants.Le bonheur qui nous est promis est à dissocier du plaisir fugace qui sous diverses formes permet à l'homme de s' évader de sa difficile condition. Il n'est pas question d'être ascète ou abstinent, ni de s'imposer des mortifications mais d'apprendre à grandir avec les autres en profitant aussi des plaisirs que la vie terrestre procure.
Cordialement.