l'Intellect inférieur au Morale
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Bonjour,
en lisant "l’évangile selon le spiritisme", je croix comprendre que si l'on veut réussir sa vie ici bas (son incarnation actuelle) on dois se concentrer le développement des qualités morales (Charité, abnégation, etc.) et non pas privilégier les qualité intellectuelles. Delà je me suis imaginé que comme la terre été une "prison", un monde d'expiation, alors le principale été de se corriger moralement et que le développement intellectuel (le savoir) été une tâche secondaire, subordonné au développement morale. Ainsi par la suite en rejoignant un monde semblable à la terre mais ou la vie est plus douce, là seulement le développement intellectuelle deviendrait une priorité. c'est dans l'évangile selon le spiritisme que j'ai lus à propos d'un monde semblable en tous point à la terre mais ou la vie est moins pénible.Voici l'extrait qui me pose question:
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- CHAPITRE XV
- HORS LA CHARITE POINT DE SALUT.
Hors la vérité point de salut serait l'équivalent de : Hors l'Eglise point de salut, et tout aussi exclusif, car il n'est pas une seule secte qui ne prétende avoir le privilège de la vérité. Quel est l'homme qui peut se flatter de la posséder tout entière, alors que le cercle des connaissances grandit sans cesse, et que les idées se rectifient chaque jour ? La vérité absolue n'est le partage que des Esprits de l'ordre le plus élevé, et l'humanité terrestre ne saurait y prétendre, parce qu'il ne lui est pas donné de tout savoir ; elle ne peut aspirer qu'à une vérité relative et proportionnée à son avancement. Si Dieu avait fait de la possession de la vérité absolue la condition expresse du bonheur futur, ce serait un arrêt de proscription générale ; tandis que la charité, même dans son acception la plus large, peut être pratiquée par tous. Le spiritisme, d'accord avec l'Evangile, admettant que l'on peut être sauvé quelle que soit sa croyance, pourvu que l'on observe la loi de Dieu, ne dit point : Hors le spiritisme point de salut ; et comme il ne prétend pas enseigner encore toute la vérité, il ne dit pas non plus : Hors la vérité point de salut, maxime qui diviserait au lieu d'unir, et perpétuerait l'antagonisme.
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Bonjour,
Le passage que vous citez exprime simplement la nécessité de ne pas se prévaloir d’une vérité totale et définitive. Le « hors la vérité point de salut » serait aussi exclusif que d’affirmer « hors l'Église point de salut », c’est le sens de cet extrait de « L’évangile selon le spiritisme ». Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faudrait délaisser toute forme de travail intellectuel de recherche de vérité selon des deux axes définis par Allan Kardec : un spiritisme à la fois philosophique et scientifique. Et concernant l’aspect philosophique il y incluait la morale selon sa formule « hors la charité point de salut » étant entendu que la charité la tolérance, la bienveillance et l’amour du prochain, sont des principes universels qui n’ont pas besoin d’être démontrés intellectuellement. Sur ce point le spiritisme ne fait que confirmer le sens de valeurs morales que l’on retrouve dans de nombreuses philosophies et religions, tout en insistant sur cet aspect qui demeure déterminant quant à l’évolution des êtres et l’avenir du monde.
Allan Kardec parlait aussi de la double évolution à la fois intellectuelle et morale, l’une complétant l’autre. La définition du spiritisme qu’il donnait suite à son travail de recherches et d’expériences lui ayant permis de découvrir des lois nouvelles dans le rapport entre les vivants et les morts, c’est bel et bien une démarche intellectuelle dont le résultat fut considérable. Et à partir de ce résultat, de cette connaissance nouvelle, le sens moral que l’on donne à la vie devient plus affiné sur plusieurs points : on sait qu’il a existé des rapports antérieurs avec nos proches, on sait que des conflits antérieurs doivent se régler par un rapprochement plus harmonieux en cette vie ; on redécouvre le nécessaire combat contre l’exclusion, la xénophobie ou le racisme, pour l’égalité entre les êtres et entre les peuples, notions qui ne sont pas évidentes pour tout le monde, notions sur lesquelles une réflexion intellectuelle peut venir au secours de la morale.
On ne peut donc pas déconnecter l’évolution intellectuelle de l’évolution morale. Dans l’extrait que vous avez relevé, il est dit « Quel est l'homme qui peut se flatter de la posséder tout entière, alors que le cercle des connaissances grandit sans cesse, et que les idées se rectifient chaque jour ? » Cette phrase nous indique que l’homme est en quête de vérité, qu’il avance progressivement vers une part de vérité au fur et à mesure de connaissances qui s’affinent et se rectifient sans cesse. Il s’agit alors d’avoir l’humilité de ne pas prétendre à une vérité totale à notre niveau d’imperfection. Mais la part de vérité contenue dans la révélation spirite, sans qu’elle soit sectaire ni exclusive, est une avancée certaine qui nous permet de mieux saisir le caractère universel des données éthiques et morales répondant à un plan divin.