LOI DE DESTRUCTION
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Bonjour,
Dans « Le livre des esprits » d’Allan Kardec, au chapitre des Fléaux destructeurs, il est demandé « Dans quel but Dieu frappe-t-il l’humanité par des fléaux destructeurs ? » et il est répondu « Pour la faire avancer plus vite […] Mais ces bouleversements sont souvent nécessaires pour faire arriver plus promptement un ordre de choses meilleur et en quelques années ce qui eût exigé bien des siècles » et un peu plus loin « Il faut que tout se détruise pour renaître et se régénérer ; car ce que vous appelez destruction n’est qu’une transformation qui a pour but le renouvellement et l’amélioration des êtres vivants ».
Donc les ouragans survenus cet été ne serait pas dûs à la nature mais à la main de Dieu ?
Quand pensez-vous ? Merci. -
Bonjour,
Cette réponse contenue dans le Livre des Esprits est sans doute ce qu’il convenait de dire au temps du spiritisme naissant, alors qu’il fallait insister sur la justice divine et la providence, dans la continuité d’une culture chrétienne, culture dans laquelle le spiritisme était né. Aujourd’hui, cette façon de voir n’est plus exactement celle des Esprits, qui eux-mêmes ont affiné leurs concepts et leurs enseignements, y introduisant davantage les notions d’écueils évolutifs de l’humanité et de responsabilités diverses des individus, faisant ainsi l’équilibre entre ce qui revient à l’homme et ce qui revient à Dieu.
Si l’on parle des phénomènes sismiques, volcaniques ou climatiques, ils correspondent de fait à l’activité terrestre, qui dans de perpétuels mouvements, a produit toutes le mutations géologiques que l’on sait depuis la formation initiale du globe jusqu’à aujourd’hui. Se sont produites également les mutations de la complexification croissante du vivant depuis les premières cellules vivantes jusqu’à l’homo-sapiens en passant par le développement du végétal et celui de l’animal.
Toutes ces transformations procèdent d’un élan vital, et donc pour faire court, procèdent de Dieu, produisant des phénomènes naturels cataclysmiques qui participent de l’évolution naturelle de la planète. Pour autant faudrait-il en déduite que les fléaux naturels soient spécialement envoyés par Dieu « pour l’amélioration des êtres vivants » ? Non, car même si l’ancienne disparition des dinosaures (probablement d’origine cataclysmique) faisait place à un développement de formes animales plus affinées, cela s’est réalisé sur une échelle de temps considérable. A notre échelle de temps humain depuis l’apparition des premiers hommes (seulement 5 à 6 millions d'années), il n’y a pas eu de transformations majeures du fait que c’est un temps très court. Il y eut cependant des transformations progressives dues à des glaciations et des phénomènes d’érosion, ce qui aujourd’hui encore avec un réchauffement climatique, oblige les humains à s’adapter.
Concernant les responsabilités humaines, il faut faire intervenir le manque de prévoyance, et surtout l’absence de partage faisant que riches et pauvres ne sont pas à la même enseigne. Le Japon, pays le plus sismique du monde et celui qui connaît le moins de victimes du fait de la qualité de ses constructions, exception faite de ses centrales nucléaires installées dans des zones dangereuses (imprévoyance humaine). Ensuite les communautés humaines ont toujours eu tendance à s’installer près des côtes littorales, ce qui représente un problème qui va devenir considérable dans les temps qui viennent.
Et puis élément supplémentaire sur lequel les Esprits ont apporté une notion plutôt nouvelle : les mentalités égoïste et guerrières un peu partout dans le monde produisent dans une sorte d’inconscient collectif, une pensée altérée pessimiste et négative qui a des répercussions sur les climats et sur la croute terrestre. C’est un phénomène de psychokinèse inconsciente qui réagit sur l’élément matière, pouvant par exemple dérégler les climats. Ces climats sont par ailleurs déréglés par l’activité humaine produisant le fameux effet de serre, ce qu’il ne faut pas oublier non plus.
A partir de ces quelques notions qu’il faudrait évidemment développer plus largement, nous pouvons déjà dire que ce n’est pas toujours la main de Dieu qui produit les pires désastres mais aussi la main de l’homme.
Si l’humanité était plus sage et plus aimantes dans une véritable concorde de partage entre les hommes et entre les peuples, bien des catastrophes n’auraient plus les mêmes conséquences ; et tenant compte de l’influence d’un psychisme collectif altéré sur les éléments, certains cataclysmes seraient amoindris.