Questions de morale
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Bonjour,
Je souhaiterais avoir l'avis de la philosophie spirite sur deux questions de morale.
1- Le mensonge peut-il être dans certains cas justifié ?
Dans le cas où il s'agit d'un mensonge auprès de proches "nécessaire" dans le but de préserver sa liberté sans nuire à autrui ?2- La fin peut-elle justifier les moyens, dans le cas où la fin n'est pas personnelle mais altruiste ?
Merci d'avance
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Bonjour,
Concernant vos deux questions, c’est surtout le mensonge par omission qui peut parfois être salutaire.
Faut-il tout dire à un malade quand on sent bien que celui-ci ne sera pas psychiquement assez solide pour assumer la vérité ? Voilà par exemple un problème éthique qui ne peut pas être tranché par oui ou par non dans tous les cas de figure.
Ensuite concernant les problèmes plus ordinaires de la vie, il est préférable d’aller au plus court et de dire les choses telles qu’elles sont. Mais il est bien difficile de définir tout cela abstraitement sans prendre d’exemples. Il y a des situations familiales parfois inextricables et faites d’intérêts réciproques où on ne sait plus très bien qui a raison et qui a tort. Il existe aussi des situations professionnelles où l’expression d’une vérité pourrait devenir très préjudiciable à la pérennité d’un emploi. Et en allant un peu plus loin, il y a des secrets d’état révélés qui pourraient contrarier ce qu’on appelle « l’intérêt supérieur de l’état ». Il y a donc des non dits qui sont parfois justifiés dans un souci de prudence et d’équilibre.
Dans l’absolu, le mensonge contrarie la morale du fait qu’il altère le bon relationnel humain, et dans ce relationnel, on ne trouve l’équilibre que par une juste réciprocité d’une vérité commune. Tout dépend de quel sujet l’on traite : s’il s’agit de choses sociales ou sociétales, chacun a sa propre vérité, mais si l’on est sur un terrain plus privé, on aura toujours avantage à faire surgir le maximum de vérité.