Voyante
-
Bonjour,
J'ai decouvert la doctrine spirite très recemment (et le Livre des Esprits m'apporte plein de repères et de nombreuses réponses)et je vous remercie pour toutes les réponses que vous apportez, je les lis avec beaucoup d'intérêt.
En m'intéressant au spiritisme, j'ai vu différents reportages sur Chico Xavier. Comme d'autres Médium, Chico Xavier reversait l'argent qu'il pouvait "toucher" (désolé pour mon vocabulaire), à des oeuvres caritatives. Que pensez-vous des voyantes ou médiums (hors supercherie), qui font payer leurs consultations ? Pour ma part, je ne les consulte pas, mais si la mediumnité est un don de dieu, ce don doit-il leur servir en tant que métier ? Je ne remets evidemment pas en cause le bien qu'ils font aux personnes, en étant l'intermediaire entre les esprits des défunts et notre monde, mais lorsque l'on posséde ce don, n'est-il pas préférable de l'exercer de maniére gratuite et collective, comme le font certains médium ? Le fait de vouloir gagner sa vie par un don de dieu, est-ce agréable à Dieu ? J'ai du mal à savoir si demander une somme d'argent à un particulier , pour communiquer avec un proche décédé, est bien ou non. Merci d'avance pour vos éclaircissements. -
Bonjour,
Tout d’abord, les voyantes ne sont pas toutes médiums, et souvent l’exercice consiste à percevoir un certain nombre d’informations concernant le consultant lui-même.
La clairvoyance médiumnique est sans doute bien moins fréquente quoi qu’on en dise, car cela consisterait à donner des nouvelles d’un esprit pour déjà savoir s’il est libre ou dans le trouble, s’il a besoin d’aide, s’il a retrouvé les siens dans l’autre monde, s’il a une mission dans l’au-delà, s’il a l’intention de se réincarner à court terme, etc. Bien souvent toutes ces informations ne sont pas données même si la clairvoyante perçoit des éléments justes concernant la vie terrestre du défunt. Et s’il n’y a pas de réelle perception de l’esprit dans son au-delà (ou dans son trouble), on ne peut guère parler de clairvoyance médiumnique. Nous dirons que s’il y a des éléments justes en référence à la vie passée, c’est un bon début qui peut servir de tremplin pour atteindre vraiment l’esprit dans sa réalité du moment et pour dire qu’il y aura là une réelle médiumnité.
Bien souvent chez les professionnels de la voyance, il n’est pratiquement jamais question d’esprits dans le trouble (ce qui clairement est une anomalie), le défunt donne des conseils au consultant ou à sa famille en oubliant de parler de lui-même et de son état, ou alors au mieux il donnera une preuve de son identité, mais en laissant les humains dans la frustration car le message d’un esprit doit aller plus loin que de dire simplement « j’existe et je t’aime ».Cela dit l’objet de votre question est ailleurs, oui, la rémunération… Pour les spirites, et ce, depuis Allan Kardec qui lui-même avait donné le ton, le message d’un esprit ne se négocie pas et la pratique spirite doit s’accomplir dans des groupes ou associations de façon totalement bénévole pour servir une cause et non pour se servir de cette cause. Voilà globalement résumé le principe spirite kardéciste sur cette question. Certains spirites resteront intransigeants quant à cette position de principe. D’autres seront plus souples en disant que si le prix est raisonnable, permettant au clairvoyant de vivre d’un revenu moyen, non exagéré et déclaré, cela permettrait après tout de rassurer des personnes dans la peine. Mais ce deuxième point de vue ne vaudra que si le clairvoyant médium a réellement une faculté et qu’il soit capable de dire à ses consultants que cela ne fonctionne pas toujours, car en réalité, il peut se retrouver dans certains cas sans aucune perception, soit parce qu’il n’est pas en état de travailler, soit parce que l’esprit évoqué ne souhaite pas répondre. Il y a donc bien des paramètres faisant que la clairvoyance ne peut pas fonctionner du matin au soir, tenant compte d’abord de la fatigue du médium et ensuite d’une éventuelle incompatibilité fluidique avec le consultant ou le défunt évoqué.