et après ?
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Bonjour et merci pour cette réponse. J ai une autre question. Après avoir vu le film "la dernière leçon " où il est question de la décision d une personne âgée de mettre fin à ses jours avant de devenir une charge pour les autres. Or j ai bientôt 60 ans et je sais que la question va se poser pour moi. Je ne veux pas être une charge pour mes enfants qui du reste ne vivent pas dans la même région que moi. Quant à mon mari il n a aucune patience avec les gens malades ou invalides et il m en voudrait beaucoup si je le devenais. Par ailleurs je n ai pas les moyens d aller en maison de retraite et n en ai pas envie. Bien sûr il est possible que la mort me surprenne et que toutes ces questions ne se posent pas. Mais si je constate que je deviens dépendante je pense à la solution des médicaments qui permettent de s éteindre en douceur, non pas par désespoir mais seulement pour les autres. Est ce que dans ce cas je subirais après la mort le sort de ceux qui se suicident pour d autres raisons? J ajouté que pour l instant je fais ce qu il faut pour rester en bonne santé le plus longtemps possible.
Merci de me répondre
Cordialement
Marie -
Bonjour Marie,
Je n'ai pas vu le film mais nous avons beaucoup entendu parler du livre de Noêlle Chatelet sur son témoignage face au départ volontaire de sa mère à un âge somme toute avancé ;beaucoup de personnes très âgées souhaiteraient partir pour une délivrance et un mieux être qu'elles soupçonnent car plus proches de la vie de l'esprit et moins attachées à la vie physique.
Le problème de la fin de vie se pose différemment depuis quelques années car les progrès de la médecine en particulier permettent d'aller plus loin dans l'âge avec toutes les conséquences que cela peut induire.Vouloir ne pas subir une fin de vie difficile, dégradante, éprouvante pour son entourage ne signifie pas forcément désespoir, c'est même plutôt l'inverse;se raccrocher à la vie coute que coute révèle une peur de l'après vie, une appréhension démesurée de la mort qui cependant nous concerne tous un jour ou l'autre. A partir du moment où l'on a des certitudes sur l'après vie, où l'on a rempli son "contrat" d'incarné, il n'est pas de raison de connaître le trouble si le départ est choisi et se fait en toute lucidité.
Voir à ce sujet la réponse 21337 sur le suicide.
Cordialement.